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- BULLETIN DES SÉANCES ET BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE DE LA
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE
MEMBRES DU BUREAU POUR 1892
Présent ie Aou ir MM. C. JOURDHEUILLE. Vice-Président. 103 E. LEFÈVRE. TOMATE D ET RUN dt à! tte J. GAZAGNAIRE. 1e Secrétaire adjoint. . . . . . . . G.-A, BAER. 2e Secrétaire adjoint. . . . . . .. J. DE GAULLE. Or Li UT Mort cout 28 En le D' A. FumMouzE. Archiviste-Bibliothecaire. . . . . . A. LÉVEILLÉ. Archiviste-Bibliothécaire adjoint. . C. LEPREVOST. CONSEIL
MM. P. MABILLE, — À. LAMEY, — M. SEDILLOT (membres restants), — A. GROUVELLE, — J. KünCKEL D’HERCULAIS, — G.-A, BAER (membres nouveaux) — et les membres titulaires du Bureau.
COMMISSION DE PUBLICATION
MM. G.-A. POUJADE, — P. MAILLE, — J. KüNCKEL D'HERCULAIS, — G.-A, BAER, — A. LAMEY — et les membres titulaires du Bureau. COMMISSION DE LA BIBLIOTHÈQUE MM. G.-A. POUJADE, — À. SALLÉ, — M, SepicLor — et les membres titulaires du Bureau. COMMISSION DU PRIX DOLLEUS pour 1891
MM, L. Bepez, — J. FALLOU, — J, DE GAULLE, — J. GAZAGNAIRE, — À. LAMEY, — A. LÉVEILLÉ, — P, MABILLE, — G.-A. POUJADE, — le D' H. SÉNAC.
JouRNAL BIMENSUEL (Bulletin de la Société entomol, de France), 1892, no 4,
Bulletin entomologique. Séance du 13 janvier 1892
Présidence de M. C. JOURDHEUILLE
Après la lecture et l'adoption du procès-verbal de la précédente séance (23 décembre 1891), M. A. Grouvelle, Président sortant, prend la parole :
Messieurs et chers Collègues,
Avant de remettre la présidence à mon honorable successeur, per- mettez-moi, mes chers collègues, de vous exprimer tous mes senti- ments de reconnaissance pour l’honneur que vous m'avez fait en m’appelant à diriger vos séances et de vous remercier du bienveillant accueil que mon inexpérience a trouvé auprès de vous. Vos sentiments de bonne confraternité et votre esprit de concorde ont rendu ma tache facile ; les discussions irritantes et les personnalités blessantes ont été écartées de vos séances ; elles sont du reste sans profit pour la science, vous les condamnez d’une manière absolue.
L'année qui vient de se terminer a vu fonctionner, pour la première fois d’une manière complète, la nouvelle organisation administrative adoptée par la Société. Un agent payé a été mis à la disposition du Bureau, et, grâce à sa présence, beaucoup de bonnes mesures ont pu être prises pour assurer la régularité de notre comptabilité, activer la distribution du Bulletin, faciliter la vente des ouvrages en dépôt au siège de la Société et surtout hâter l'énorme travail qui résulte de l’aug- mentation toujours croissante des richesses accumulées dans notre
Bibliothèque.
Je ne serai pas absolument optimiste et je ne vous dirai pas que tout est pour le mieux; mais je suis certain, dès aujourd’hui, qu'avec de la patience et surtout de la bonne volonté, qualité qui, vous le savez, ne manque jamais aux membres de votre Bureau, nous arriverons bientôt à une organisation très satisfaisante.
Le différent survenu à la fin de l’année 1890, entre la Société et le neveu de notre regretté membre honoraire, le vénérable abbé S.-A. de Marseul, s’est terminé de la manière la plus heureuse pour les intérêts de notre compagnie. Désireux d’assurer l'exécution complète du testa- ment de son oncle, M. A. de Marseul a renoncé en notre faveur à tous les droits qu’il pouvait avoir sur les parties annexes de l’Abeille, et, grâce à cette générosité, la publication de ce journal s’est trouvée assu-
Séance du 13 janvier 1892. Ill
rée, bien que la liquidation des anciens comptes laissât flotter un certain vague sur l’importance des ressources probables.
Récemment, vous avez décidé de donner à l’Abeille un format iden- tique à celui des Annales, format plus commode pour la publication de certains mémoires spéciaux. Désormais l’Abeille se trouve placée dans d'excellentes conditions pour réussir auprès du public, et je suis convaincu que, sous la direction de notre savant collègue M. L. Bedel, ce journal arrivera à occuper, dans sa sphère spéciale, une situation digne de la Société.
La publication de nos Annales, en retard au début de l’année 1894, est rentrée dans les conditions normales. Je ne doute pas que ce résuliat puisse être maintenu : j'en ai pour garant le zèle et l’activité de notre dévoué Secrétaire. Du reste, les manuscrits abondent dans nos cartons, et, Si nous voulons maintenir à nos Annales le rang qui leur est si jus- tement acquis parmi les publications entomologiques, nous devons mul- tiplier nos efforts pour publier vite et beaucoup. |
A cet égard, notre situation financière est de plus en plus favorable ; les exonérations augmentent régulièrement l’importance de notre capital, et l'actif recrutement poursuivi en 4894 par M. J. Gazagnaire nous a permis de porter 5 nombre de nos membres à un chiffre inconnu jusqu’ici.
Notre situation, mes chers collègues, est donc bonne à tous égards ; elle est le résultat du travail incessant et de la préoccupation Constante des collaborateurs de vos Présidents. Aussi je ne puis mieux terminer cette allocution qu’en vous demandant de remercier aussi chaleureu- sement que possible les excellents collègues qui siègent en ce moment à côté de moi.
Et maintenant, Messieurs, j'invite mon honorable successeur à venir prendre possession du fauteuil de la présidence ; je lui adresse tous mes souhaits et lui remets le carnet où se trouve inscrit l’avoir de la Société.
M. A. Grouvelle cède le fauteuil présidentiel à M. C. Jourdheuille, le
nouveau Président, élu pour l’année 1892, qui s’exprime en ces termes :
Messieurs et chers Collègues,
Jétais fort souffrant l’an dernier lorsque certains de mes collègues, trop bienveillants, ont songé à moi pour la vice-présidence. Je crains, en vérité, d’avoir eu l’esprit affaibli par ne pas m'être
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IV Bulletin entomologique.
rendu compte des conséquences de mon acceptation et du poids du far- deau dont je me chargeais. Mes craintes n’ont pas diminué après la lec- ture que j'ai voulu faire des Bulletins de vos séances depuis la fondation de notre chère Société. J'ai vécu ainsi bien des heures dans le passé, évoquant ces figures aimées qui ont hélas! disparu, retrouvant, toutes jeunes alors, ces têtes qui, comme la mienne, ont depuis grisonné,. Cette vie rétrospective m'a procuré des jouissances singulières, imprégnées de mélancolie ; mais elle a, en même temps, augmenté mon appréhen- sion, en me voyant appelé au fauteuil qu’ont occupé tant de naturalistes éminents, dont plusieurs heureusement sont encore au milieu de vous * et devraient être à ma place.
Quoi qu'il en soit, Messieurs, je tâcherai d’être le moins possible au-
dessous d’une tâche que vous vous efforcerez d’ailleurs toujours d’allé-
_ger, et je vous remercie de l’insigne honneur que vous m'avez fait en me chargeant de présider vos réunions pendant l’année 1892. Certes, je n'ai pas l'illusion de croire qu’en me confiant ces hautes fonctions, vous avez voulu récompenser mes très modestes travaux, ni même mes trente-trois années de fidélité. Non! En conférant à un membre arrivé d’hier à Paris, habitant encore la province pendant plusieurs mois d’été, le plus haut titre dont vous puissiez disposer, votre pensée a été de montrer aux sociétaires non résidants que tous vos membres sont égaux, que résidants et regnicoles ne forment qu’une même famille. Vous avez voulu prouver aussi que vous ne méprisiez pas ces recherches locales qui ont été le but de ma vie entomologique, que tous peuvent pratiquer, même sans ouvrages savants et sans iconographies dispendieuses, puisqu'il suffit de lire dans le grand livre de la nature, ouvert à tous. C’est une voie dans laquelle nous devons entrer de plus en plus, per- mettez-moi de vous le redire après d’autres dont la parole, plus autorisée , que la mienne, vous a conviés éloquemment à recueillir des faits, à observer toujours. Il est permis seulement à quelques-uns, planant sur les hauts sommets de la synthèse, de dresser de savantes classifications : mais, en observant, tous peuvent espérer dérober quelque secret dont l'importance pratique, inaperçue aujourd’hui, peut être immense de- main,
Le public a cessé de mépriser ces infiniments petits, qu’il vous voyait admirer de préférence, non sans quelque ironie. Il est arrivé à les redouter et à chercher les moyens de les combattre. Ces moyens de destruction, vous êtes plus à même que tous autres de les découvrir,
et déjà plusieurs d’entre vous y ont réussi ou sont sur la voie du succès,
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Parmi ces ennemis redoudables par leur petitesse même, — vous allez sourire en retrouvant le lépidoptériste, — parmi, dis-je, ces ennemis dangereux dont je parlais tout à l'heure, se trouvent les Tinéites et les familles voisines. Me sera-t-il permis, après tant d’autres, de déplorer que leur étude soit encore si négligée en France, alors qu’elle possède tant d’adeptes à l'étranger ? Cet état de choses tient certainement à Pab- sence chez nous de tout livre élémentaire sur ce sujet pourtant si inté- ressant.
Il en est quelqus-uns parmi vous qui ont recueilli des documents considérables. L’un d’eux publie en ce moment dans nos Annales une étude de très haute portée sur une famille voisine. Ne voudra-t-il pas se hâter de compléter l’étude des Microlépidoptères ? Un autre, qui habite ce pays de mes rèves, toujours baigné par le soleil, a par devers lui un travail tout prêt. Ne se décidera-t-il pas à combler une lacune qui n'existe dans aucun pays ?
Excusez-moi, Messieurs et chers collègues, d’avoir interrompu pen- dant trop longtemps le cours de vos travaux. Permettez-moi cepen- dant, avant de reprendre l’ordre du jour, de vous prier de voter des remerciements au Président sortant, dont vous avez pu apprécier le tact parfait, à tous les membres actifs du Bureau, qui, pendant que vous vous livrez aux charmes de la chasse ou à l’étude de vos récoltes, se
condamnent à des travaux ingrats, qui n’ont qu’un rapport éloigné avec l’'Entomologie.
Nécrologie. M. le Secrétaire annonce le décès de M. Armand de Qua- trefages de Bréau, membre de l’Académie des sciences et de l’Académie de médecine, professeur et directeur adjoint au Muséum d'histoire natu- relle de Paris.
Dans les sciences naturelles, M. de Quatrefages laisse de nombreux travaux, remarquables par la méthode précise avec laquelle ils ont été conçus, par l'élégance de la forme avec laquelle ils ont été exécutés et surtout par les faits acquis. En grande partie, ces travaux resteront à l'avoir de la science française. En Entomologie, nous lui devons quelques mémoires sur l'anatomie des Insectes et des recherches im- portantes sur la sériciculiure et les maladies des Vers à soie.
Ce grand savant, consciencieux, honnête et bienveillant, dont la
science française déplore la perte, est décédé mardi 12 janvier à l’âge de 82 ans.
— M. le Secrétaire annonce aussi le décès de M. J.-B. Capronnier, à Bruxelles, qui appartenait à la Société depuis 1871, et celui de M. le
depuis 1874.
Correspondance. Notre collègue M. J. Fallou a été nommé officier de l’Instruction publique.
— M. Gustave Panis remercie de son admission.
— M. le Secrétaire, au nom de M. E. Abeille de Perrin, dépose sur le bureau son ouvrage intitulé : Malachiidæ : Malachides d'Europe et pays voisins, 1891, pour concourir au Prix Dollfus 1891.
Démissions pour 1892. MM. H. Labat, à Talence-Bordeaux ; A. Bous- quet, à Isly; C. Gannat, à Saint-Servan, et Miguel Cuni y Martorell, à Barcelone.
Admissions. 41° M. Marcel Baïilliot, ancien interne des hôpitaux, rue Gay-Lussac, 50. Col.
2 M. H. Lhotte, naturaliste, rue de Clichy, 31. Lép.
3° M. Thierry-Mieg, représentant de commerce, rue de Jussieu, 49. Lép.
&° M. A.-L. Tourchot, ingénieur chimiste expert, rue Chapel, 120, Ottawa (Canada). Ent. gen.
Présentations. 1° M. Gaget, professeur de sciences naturelles à l’École d'agriculture de Gennetines, par Saint-Ennemond (Allier), Ené. gen., présenté par MM. F. Gagnaire et P. Lesne, — Commissaires rappor- teurs : MM. G.-A. Poujade et C. Leprevost.
2 M. le D' Tardieu, médecin militaire à l’hôpital Saint-Martin, rue de Dunkerque, 2, Ent. gen., présenté par M. G. Chéron. — Commis- saires rapporteurs : MM. A. Léveillé et A. Sallé.
3° M. Gaston Eyquem, rue de la Pomme-d’Or, 54, Bordeaux (Gi- ronde), Col., présenté par M. E. Lefèvre. — Commissaires rapporteurs : MM. L. Bedel et A. Léveillé.
&° M. Olivier, entreposeur des tabacs de Bône (Algérie), Lep., pré-
. senté par MM. P. Chrétien et E.-L. Ragonot. — Commissaires rappor-
teurs : MM. G.-A. Poujade et J. Fallou.
5° M. Louis Favarcq, rue du Vernay, 48, Saint-Étienne (Loire), Col. présenté par M. Valéry Mayet. — Commissaires rapporteurs : MM. L. Be- del et G.-A. Baer.
6° M. Seguy, Beauséjour, près Béziers (Hérault), Col, présenté par
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M. Valéry Mayet, — Gommissaires rapporteurs : MM. L. Bedel et M. Se- dillot.
7° M. Émile Traizet, rue Saint-Denis, 205, Col., présenté par M. J. Ga- zagnaire. — Commissaires rapporteurs : MM. G.-A. Baer et P. Grou- velle.
Travaux écrits. M. le Secrétaire, au nom de M. F. Heim, dépose un travail intitulé : Du sang des Crustaces Décapodes, par F. Heim.
— Au nom de M. L. Fairmaire, un travail intitulé : Coléopteres d'Obock, 3° note, par L. Fairmaire.
Communications. M. L. Fairmaire adresse la description d’un nou- veau genre de Coléoptère hétéromère :
Azarelius. — Corpus elongatum. Caput minutum, oculis sat magnis, supra conjunciis, fere confusis, grosse granulatis, fronte medio cavata, tuberculis antennariis valde elevatis, tuberosis. Antennæ validæ, crassæ, moniliatæ, basin prothoracis Superantibus, apicem versus leviler cras- sioribus, articulis fere æqualibus, 3° vix longiore. Prothorax ovatus, elytris angustior, latitudine longior, dorso exaratus. Elytra elongata, parallela, carinata, intervallis foveolis quadratis impressis. Pedes parum graciles, femoribus anticis subtus dente acuto armatis, tarsis sat robustis.
Ce nouveau genre représente en Malaisie les Gonocnemis d'Afrique. Il en diffère par les yeux plus gros et plus complètement réunis, les lobes antennaires plus saillants, en forme de tubercules, les antennes plus épaisses, à articles plus globuleux, les derniers un peu transver- saux, le front projeté en avant, le corselet sculpté et les pattes plus courtes.
A. sculpticollis. — Long. à mill. — Elongatus, parallelus, piceus, parum nitidus; prothorace postice attenuato, basi fere truncato, angulis sat acute rectis, margine antico fere recto, leviler marginato, angqulis obtusiusculis, dorso sat fortiter punctato, antice medio carinulis 2 paral- lelis, utrinque carina medio angulata usque ad basin prolongata; scutello minulo, rotundato; elytris elongatis, parallelis, sutura et utrinque costis à elevatis, inter costas 2 et 3% costula brevissima, interstitiis foveolis fere quadratis impressis ; sublus dense punctatus, prosterno plano medio late longitudinaliter impresso, inter coxas sat lato, apice fere truncato, mesosterno sat angusio. — Sumatra. G
Ce curieux Insecte ressemble presque à un Rhyzodes. Le premier in- dividu m'a été donné par notre collègue, M. À, Grouvelle, qui l'avait
VIII Bulletin entomologique.
découvert dans des Tabacs provenant de Sumatra ; l’autre m’a été donné par mon ami C.-A. Dohrn.
— M. J. Vuillot écrit :
Dans le Bulletin du 24 juin 48914, j'ai donné la description d’un Lépi- doptère nouveau, Callosune mrogoroana. Or, dans le fascicule 9 de Rhopalocera eæotica, MM. Grose, Smith et Kirby avaient figuré une Callosune, C. Bacchus, décrite sous le nom de Teracolus Bacchus par M. Butler, en 1888, dans les Proceedings of the Zoological Society of London.
C. mrogoroanu ressemble beaucoup à C. Bacchus, mais est plus petite : elle n’a que 53 mill. d'envergure, tandis que C. Bacchus en à 59. — D'autre part, sur le dessous des ailes inférieures, les nervures, noires, au lieu de venir aboutir jusque sur le bord même, s’arrêtent à une ligne noire, contournant tout le bord de l’aile en ménageant une petite bande blanche, frangée, allant de l’angle anal jusqu’à l'extrémité de la nervure 8, bande qui ne se trouve pas chez C. Bacchus. — De plus, le corselet et le dessus de l'abdomen, gris clair chez C. Bacchus, sont franchement noirs, ainsi que les ptérygodes, chez C. mrogoroana.
Ajoutons à ces différences l’éloignement des localités de ces deux espècés : C. mrogoroana provient dé la station de Mrogoro, dans le massif montagneux du Zanguebar, par 7 degrés environ de latitude sud, tandis que C. Bacchus a été capturée à Lodo, le 20 août 1884, et à Oua- delaï, le 27 juin 1887, c’est-à-dire par à degrés et 2 degrés 30 minutes de latitude nord, à plus de 4,100 kilomètres de Mrogoro.
Ces différences de forme et d’habitat sont-elles suffisantes pour diffé- rencier d’une manière absolue ces deux espèces ?..… En attendant de recevoir de nouveaux spécimens provenant des régions intermédiaires, nous croyons qu'il serait plus prudent de ne rien affirmer et de consi- dérer C. mrogoroana comme une variété méridionale, plus petite, de C. Bacchus.
— M. Charles Oberthür envoie la note suivante :
Il paraît exister en France deux formes assez distinctes de Lycæna Dolus (Lépidoptère Rhopalocère), celle de la Provence et celle de la Lozère.
Cette dernière a jusqu'ici été seule figurée, d’abord par Hübner (Sammlung europäischer Schmetterlinge, n° 793, 795, 796 et 797), puis par M. Freyer (Beiträge zur Geschichte europ. Schmett., pl. 97,
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Séance du 13 janvier 1892. IX
fig. 3, 4), ensuite par Boisduval (Icones, pl. 15, fig. 6, 7 et 8), enfin par Duponchel (Suppl, pl. x, fig. 3, 4, 5).
La orme provençale diffère de la forme lozérienne par la couleur plus bleuâtre du mâle en dessus et par l'absence chez les deux sexes, sur les ailes inférieures en dessous, de la bandelette blanche longitudinale,
caractéristique au contraire des individus lozériens.
Toutes les figures des auteurs représentent Lycæna Dolus sans cette bandelette blanche longitudinale. Freyer (loc. cit, II, p. 7 et 8) dit, par erreur sans doute, que L. Dolus lui a été envoyée de Bohême. Je ne pense pas que L. Dolus ait jamais été rencontrée dans ce pays.
Boisduval (/con., p. 70, 71) donne pour patrie à L. Dolus les montagnes du Var. Sa collection contient 2 4 et 29; mais l’un des mâles fait la transition, quant à la bandelette blanche des ailes inférieures en des- sous, entre la race provençale normale, qui est le plus souvent privée de cette bandelette, et les races lozérienne et orientale (Menalcas). Bois- duval mentionne d’ailleurs cette particularité dans les termes suivants : « Les ailes inférieures offrent aussi quelquefois l'empreinte d’une ban- delette longitudinale blanche comme on l’observe chez L. Damon et L. Rippertiüi. » Mais Boisduval a fait figurer l’autre échantillon mâle sans bandelette.
Duponchel, qui représente également un individu sans bandelette, ne parle dans son texte que de celui à bandelette. Je suppose qu’il a eu à sa disposition la collection Boisduval et qu’il aura négligé de rédiger sa description d’après les deux mâles, Il aura dû faire figurer l’un et écrire d’après l’autre.
Quoi qu’il en soit et si j’en juge par les 27 exemplaires de ma collec- tion, L. Dolus, dans la Lozère, est toujours pourvue de la bandelette blanche longitudinale en dessous ; au contraire, dans les Bouches-du- Rhône et le Var, elle en est le plus ordinairement privée; de telle sorte que la forme lozérienne de L. Dolus paraît être, à la forme provençale, ce que L. Rippertii, des Basses-Alpes, est à L. Admetus, de Hongrie. Cette bandelette est, en effet, la seule différence entre L. Rippertii qui la possède et L. Admetus qui ne la possède pas.
Je suis très porté à croire que L. Dolus, Damon, Rippertii sont les trois termes français d’une seule et même espèce. L. Dolus en est l’expression méridionale, comme nivescens l’est de Dorylas et albicans de Corydon. L. Damon se rapproche de la forme bleue (Poseidon), qu’on peut regarder comme la forme normale de toutes les Lycæna. L. Rippertii est la forme mâle colorée, comme la femelle normale ; par compensation, L. Actis Q,
x Bulletin entomologique.
qu’on peut rattacher à la même unité spécifique, ainsi que L. Hopfferi, Damon, Actis, Iphigeni&, etc., présente une forme de la couleur du mâle.
Mais, considérant les deux formes françaises de L. Dolus, je suis d'avis qu'il ya lieu de distinguer par un nom celle qui a une bandelette blanche de celle qui en est dépourvue; j'établis donc cette distinction, au moyen de la méthode trinominale dont j'ai entretenu le Congrès de zoologie de Paris en 1889, comme suit :
4° Lycæna Dolus Hübn., Freyer, Bdv., Dup. — Provence. Forma geographica galloprovincialis typica, absque vitta alba subtus. 2 Licæna Dolus-vittata Obth. — Lozère. Forma geographica lozerana, albo-vittata subtus.
— M. le D' A. Puton écrit de Remiremont :
Notre Société étant le véritable moniteur officiel des phénomènes en- tomologiques, il est bon, à mon avis, qu’elle enregistre les développe- ments exagérés qui se manifestent de temps en temps chez certains Insectes.
C’est dans ce but que je lui signale les ravages causés l’automne der- nier dans les Vosges (Remiremont, Gérardmer, Saint-Dié, etc.) par Grapholitha tedella Clerk, Tortricide dont la chenille attaque et mine les feuilles de l’Epicea (Abies excelsa). Ces ravages se manifestent presque exclusivement dans les jeunes peuplements de Sapins de 40 à 35 ans,
. où l’on remarque de vastes espaces où les aiguilles sont toutes mortes
et rousses, mais restent adhérentes aux branches, attachées qu’elles sont par les fils sécrétés par la chenille. Beaucoup d’arbres, surtout parmi les plus jeunes, n’ont plus une seule feuille verte; on se demande s'ils ne périront pas et surtout si l’affaiblissement qui en résultera n’aura pas pour effet d’amener une autre invasion meurtrière : celle des Bostriches.
Ces ravages de Grapholitha tedella, qui se sont manifestés en octobre et novembre, ont coincidé avec un automne remarquablement doux, sans neige ni gelée.
Devant de pareils désastres, l’homme est à peu près impuissant; cependant, si l’on n’avait pas laissé détruire d’une manière imprudente les petits oiseaux des forêts et notamment les Mésanges, je crois que ces invasions seraient moins à craindre.
Aussi notre Société étant un établissement d'utilité publique, il serait dans son rôle, et je lui en fais la proposition, qu’elle insistât près du
TA
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‘hi Ministre de l’agriculture pour défendre complètement la chasse à la sau-
terelle, à la pipée et au baton fendu, qui a amené la destruction presque complète des Mésanges qui peuplaient nos forêts.
La communication de M. le D' A. Puton donne lieu à une discussion à la suite de laquelle la Société, sur la proposition de M. le Président, nomme une Commission de huit membres pour FPT la question et déposer un rapport.
Sont nommés de cette Commission : MM. C. Jourdheuille, le D' A. Pu- ton, J. Fallou, A. Lamey, J. Künckel d'Herculais, E. Oustalet, le D: L, Henneguy et J. Gazagnaire.
Le Secrétaire : J. GAZAGNAIRE.
Bulletin bibliographique
Académie des Sciences (Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'), 1891, 2° sem., n° 25. ©) — N° 26. CH. BRONGNIART et GAUBERT. Fonc- tion de l'organe pectiniforme des Scorpions. — TROUESSART. Sur une Phtiriase du cuir chevelu causée, chez un enfant de cinq mois, par le Phtirius unguinalis.
1892, 1° sem., n° 4. @)
Académie impériale des Sciences de Saint-Pétersbourg : Mémoires, XXX VII, n° 5, 4891. — N. Cacoronxowsky. Die Embryonalen- twicklung von A ae cet (Blatta) germanica, 120 p., 6 pl. col.
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Annual Report of the Curator of the Museum of Comparative Zoology at
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XII Bulletin entomologique.
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Séance du 13 janvier 1892. XIII
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XIV Bulletin entomologique.
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VTT 1 4; 41 ET 2”
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XVI Bulletin entomologique.
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Seance du 13 janvier 1892. XVII
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JouRNAL BIMENSUEL (Bulletin de la Société entomol. de France), 1892, ne 2.
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Séance du 27 janvier 189? Présidence de M. C. JOURDHEUILLE
Avis. — Le Congrès annuel de la Société eutomologique de France tiendra sa séance d'ouverture le mercredi 24 février.
Le Banquet annuel commémoratif de la fondation de la Société aura lieu le samedi 27 février, à sept heures précises du soir, au restaurant de l'Hôtel des Societés savantes, rue Serpente, 28. Le prix du Banquet est fixé à 10 fr. 50. — MM. M. Sedillot et A. Léveillé ont été désignés pour en assurer l’organisation.
Une réduction de 50 0/0 sur les chemins de fer français est accordée aux Entomologistes de province et aux Entomologistes étrangers qui desirent assister au Congrès.
Les bons de demi-place seront valables du 21 février au 6 mars. (Voir Avis sur la couverture du BULLETIN.)
Correspondance. MM. V. Thierry-Mieg et M. Bailliot remercient, par lettre, de leur admission.
— M. J. Desbrochers des Loges demande à échanger son journal le Frelon contre l’Abeille, journal de la Société entomologique de France. La proposition de M. J. Desbrochers est renvoyée au Conseil.
Admissions. 1° M. Gaget, professeur de sciences naturelles à l’École d'agriculture de Gennetines, par Saint-Ennemond (Allier). Ent. gen.
2° M. le D' Tardieu, médecin militaire à l’hôpital Saint-Martin, rue de Dunkerque, 2. Ent. gen.
3° M. Gaston Eyquem, rue de la Pomme-d’Or, 54, Bordeaux (Gi- ronde). Col.
&° M. Olivier, entreposeur des tabacs de Bône (Algérie). Lep.
5° M. Louis Favarcq, rue du Vernay, 48, à Saint-Étienne (Loire). Col. 6° M. Seguy, Beauséjour, près Béziers (Hérault). Col.
7 M. Émile Traizet, rue Saint-Denis, 205. Col.
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Séance du 27 janvier 1892.
Présentations. 1° M. Planet, notaire, l’Entre-Deux-Guiers (Isère), par |
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les Échelles (Savoie), Col., présenté par M. J. Desbrochers des Loges. — Commissaires rapporteurs : MM. A. Léveillé et A. Lamey.
2 M. Dumans, avocat, Pont-l'Évêque (Calvados), Lép., pr. Microlép.,
présenté par M. C. Jourdheuille. — Commissaires rapporteurs :
MM. G.-A. Poujade et J. Fallou.
Rapport. M. le Trésorier donne lecture de l’état des recettes et des dépenses pendant l’exercice 1891 et du budget qu'il a dressé pour l’exer-
Excédent des recettes au 4° janvier 4892. 189fr. 30 c.
cice 1892 : RECETTES Solde en caisse au 31 décembre 1891.........,...... 19 îr.93 c. Cotisations pendant l’année 14891.................... 7,458 » Tirages à part, vente de publications diverses (Tables, D OR 1,543 70 Hovenus de Ia S0ciét6.1 15.40... At ent 3,122 60 Subvention du ministère de l’Instruction publique... 500 » _— — de l'Agriculture... 600 » A se RE ue, 3,300 » Dons (E. Abeille de Perrin, 400 îr.; E. Simon, 200 fr.; M PR CORDES ES Gas re, 720 » Total des receties............../, 17,264 fr. 23 c. DÉPENSES HN OT AMDOIS PL'ASSUFANCE. ; . 445.16 ou ne ee 1,492 fr. 35c. Frais de publication des Annales et du Bulletin (impres- sion : 7,146 fr. 90; planches : 2,776 fr. 25)........ 9,923 . : 45 RP TON OM Len. di : Nes ia alta se pie a d13 , 96 — d'administration ei de correspondance. ......... 198 37 M M Le note its is ae Mrole2 à gto à 223 40 A AT TT ic Lt A Tr) 300 » ET Een QUE LOT) VERAPRRRAUNES CNE ER REnS 196 60 Achat de sept obligations Ouest et couriage. ......... 3,127 60 Manoment (0 Pasont es sa ee use: 799 50 Total des dépenses. .,............. 47,074 fr. 93 c Total des recettes.............. a rte 17,264 fr. 93 c. ROME 08 AODONSOS. |. 1 Nue ei. 17,074 93 .
LE 4 ES TA AT ro) XX Bulletin entomologique. Budget pour l'exercice 1892. RECETTES RAYONDS. 38 UE IT TEA LARMES ONE RER NE ie. ORDINAIRE Vs Ma ee VASE ID ue 7,500 ARRIS MOUYPARES, Lu. Leu se RUE ON S LE LOS Subventions ministérielles. ...,.......... PAR ee 7 tt 1,100 Total LA se Une 13,100 fr. DÉPENSES hoyer; Ampôts et assurance, . 2... 4.4/2 coes des 1,600 fr. 122 Lui AIM ER AS TE RS Pat de Ve TE AE 800 Le A PTT Lei TE: SM ENNEMI LACET AU 300 110 LHC Fe ERA ARIENE PER LEE Sn A ACT ET 300 Entretien de la collection H. Brisout de Barneville........ 100 Frais d'administration, d’envois et de correspondance. .... 1,000 Publication des Annales et du Bulletin.................. 9,000 LÀ 1 6. SERRE CR CAPTER AUS de 13,100 fr.
La Société, aux termes des articles 25 et 28 des Statuts et Règlement, renvoie l’examen des comptes du Trésorier à son Conseil, qui lui pré- sentera un rapport dans sa prochaine séance.
Décision. D’après l’article 34 des Statuts et Règlement, la Société est appelée à discuter et à se prononcer sur la proposition qui lui a été faite par le Conseil à la séance du 23 décembre 1891 :
« Pour éviter les réclamations quotidiennes, réclamations qui ont déjà
failli amener plusieurs démissions, le Conseil propose à la Société de
fixer d’une manière uniforme à un franc les frais d'envoi des Annales à tous les membres français et étrangers.
« Les Annales seront envoyées directement à domicile et ne seront plus distribuées en séance ou à la Bibliothèque.
M. le Président énumère les avantage de l'unification de cotisation réclamée depuis longtemps. Cette mesure rend plus claire, moins pé- nible, la comptabilité; elle décharge, avec justice, les membres de pro- vince et les étrangers de frais d'envoi trop exagérés et surtout met un terme aux réclamations quotidiennes qu’entrétiennent naturellement les différents modes de livraison des Annales, soit par la poste, soit par le Trésorier, à son domicile, soit par le Bibliothécaire, au siège social, soit
Séance du 27 janvier 1892. + LUN ne
par le Secrétaire à la séance. Cette mesure, qui s'impose dans l'intérêt ñ d’une bonne gestion, malgré la perte sensible qu’en éprouvera momen- LOS tanément la caisse de la Société, a pour but, en résumé, de mettre la +: cotisation annuelle à 25 francs, l’envoi franco des Annales compris, au lieu de 26 francs. | 21520 M. le Trésorier appuie énergiquement la proposition en démontrant pe ‘I les défectuosités de l’organisation actuelle. 4 Après quelques observations de détail, formulées par M. J. Gaza- gnaire, À. Léveillé, E. Lefèvre et A. Lamey, la proposition est mise | aux voix par le Président et adoptée à l’unanimité des membres pré- 1: sents. Le
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Communications. M. L. Fairmaire adresse la diagnose suivante d’un ( nouveau genre de Cérambycide : pe:
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Trichromia. — Ressemble assez aux Anthribola, ayant aussi les élytres déhiscents à l’extrémité, qui est terminée en forte épine ; la tête …. esicourte, non prolongée en museau, les yeux sont fortement échancrés, Les antennes sont insérées tout près des yeux, elles sont robustes, plus courtes, avec le 3° article un peu plus court que le 4e; la base du cor- selet forme au milieu un lobe tronqué ; les pattes sont plus courtes, plus robustes, surtout les fémurs postérieurs ; les hanches antérieures sont contiguës et le métasternum forme une saillie large, épaisse, obtuse à l'extrémité, recouvrant le mésosternum et atteignant les hanches anté- | | rieures. É 4 T. Oberthüri. — Long. 18 mill. — Oblonga, postice et antice an- gustata, Supra parum convexa, rubro-testacea, modice nitida, capite prothoraceque castaneis, illo antice et lateribus, hoc vittis 3 flavo-tomen- tosis, antennis piceo-fuscis, scutello flavo-tomentoso, basi utrinque cas- mn janeo, elytris vitta media transversa et macula anteapicali nigris, post à vitlam ad suturam utrinque macula rotunda et macula minula ante apicem flavo-tomentosis, abdomine lateribus late flavo-tomentoso vittato, metlapleuris brunneis, macula flavo-tomentosa, femoribus posticis annulo fere mediano et apice nigris; prothorace conico-truncato, fere lævi, rx medio et lateribus longitudinaliter impresso, elytris basi latis, postice d | valde angustatis, apice emarginatis et extus longe spinosis, basi im- | pressis.
Ce bel Insecte vient de la région nord-est de Madagascar, du côté de Diego-Suarez, et j'en dois la connaissance à notre collègue M. René Oberthür. PRE 8
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XXII Bulletin entomologique.
— M. J. Vachal, d’Argentat, communique : L Halicti, novæ species.
Halictus sphecodimorphus, 9, n. sp. — Niger, abdominis di- ' midio basali, funiculo subtus, tequlis, tibiarum extrema basi, tarsorum articulis extimis rufo-testaceis.
Nitidulus, subtiliter coriaceus, albo-hispidulus. Facies fere rotunda, clypeo vix ultra circulum prominente, punctibus crassioribus rariori- busque quam in fronte, inde magis nitido. Funiculi articulus secundus fere longissimus, tertius evidenter brevissimus.
Mesosternum fere læve; area basalis lunulata segmenti medialis ru- gulosa, parte horizontali supra visa fere truncata, angulis diedris late- rali-posticis inferne tantum acutis.
Alæ fumato-hyalinæ, carpo nervisque piceis ; cellula cubitalis secunda superne angustata, nervum recurrentem primum in angulo externo recipiens. 5,5 mill. — Mas perquirendus.
Hispania, Barbaria (Oran). Ma collection et celle de M. le professeur J. Pérez.
Halictus angustifrons, ©, n. sp. — Niger, abdomine (segmentis duobus apicalibus infuscatis), funiculo subtus, tegulis tarsorumpue arti- culis ultimis rufo-testaceis.
Punctulato-rugulosus, mesonoto scabriusculo fere opaco, segmenti medialis area basali lunulata rugulosiore, abdomine punctis fere indis-
A tinctis ; albido-hispidulus.
: _ Facies elongata, inferne magis angustata, clypeo fere toto ante oculo- rum apicem præterlato; clypeus scutumque nasale nitidi, distincte sed raro punctati, clypei-punctis elongatis. Funiculi articulis 3-4 brevis- simis fere æquis.
Segmenti medialis angulis diedris laterali-posticis in dimidio infero tantum acutis.
Alæ flavescenti-:yalinæ, carpo nervisque piceis; cellula cubitalis secunda parva superne magis arcta, nervum recurrentem primum ante angulum exteriorem recipiens. à mill. — Mas perquirendus.
Barbaria (Alger). Ma collection et celle de M. le professeur J. Pérez.
Ces deux Halictus, très semblables par leur coloration, mais très distincts par la forme de leur chanfrein, appartiennent à la division des Halictus à thorax noir et à ahdomen nu, plus ou moins roux chez les
L
Séance du 27 janvier 1892. XXII
femelles, d’où jusqu'ici on ne connaissait qu’une espèce, Halictus rubens Sm., Cat. Br. Mus., 1851 ; (rubellus Ev., 1852, nec Hal. ; ? rufiventris Giraud, 1861). Les mâles inconnus doivent avoir l’abdomen rouge au moins à la base. Il. Les Zonitis Fab., parasites des Mellifères de la section des Dasygasiræ Lair.
Notre collègue M. C. Ferton a fait connaître dans : Actes de la Soc. linn. de Bordeaux, XLIV, 1891, les mœurs d’une Osmie, de Barbarie,
que j'ai décrite sous le nom de Osmia Saundersi (Rev. franc. d'entom., ,
1891, 3° livraison), à laquelle il attribue, à tort selon moi, le nom de O. annulata Lat.
Cette Abeille, très voisine de O. papaveris Latr., construit sa coque avec les pétales des fleurs stériles de Centaurea micrantha L. Duf.
Des coques, que je devais à la bienveillance de M. C. Ferton, est sorti un Coléoptère de la famille des Vésicants, que notre savant collègue M. L. Bedel a bien voulu identifier, et qui est Zonitis thoracica Lap. nec Ab. (analis Ab. — An var. Z. præustæ Fabr. ?).
D’après les observations recueillies jusqu’à ce jour, on sait qu’on a obtenu Z. immaculata Ob. (Mutica scriba) des cellules de Anthidium bellicosum, de Osmia tridentata et de Megachile varians, et Z. flava Fabr. (præusta Fabr.) des cellules de Anthidium bellicosum, de Anthidium scapulare, et de Megachile sericans. De son côté, M. C. Fer- ton a obtenu Z. nigripennis Lucas des cellules de Megachile sericans Fonsc.
Il en résulte que les Coléoptères du genre Zonitis sont parasites des Mellifères de la sous-famille des Dasygastræ Latr. (Gastrilégides Lep.).
Leurs larves, après s’être accrochées aux poils de la brosse ventrale de ces Apides, ou après avoir été enlevées mécaniquement par la brosse collectrice avec le pollen, doivent ou se laisser choir sur les provisions de la cellule, ou tout simplement y être projetées avec le pollen lui- même, sans que, dans la deuxième hypothèse, il soit besoin d’un acte volontaire ou instinctif de leur part.
— M. H. du Buysson adresse les notes suivantes :
1° Athoùs Chamboveti God. (in Muls., Op. ent., XIV, p. 39, 1870) =
PUS
XXIV Bulletin entomologique.
A. olbiensis Guilb. (in Muls., Op. ent., VII, p. 93, 1856). Dans le Bulletin de la Société entomologique de France (1887, p. cxxxn), javais proposé la réunion de l’espèce décrite par M. Godart comme variété de A. herbi- gradus Guilb. in Muls., Op. ent., VI, p. 26, 4855. — M. Guillebeau me fit observer les différences qu’il trouvait entre les deux espèces en litige. J'ai laissé dormir la question, me proposant d’y revenir un jour l'esprit plus reposé et plus indépendant. Or, les Élatérides qui m’ont été com- muniqués tout dernièrement par M. Champenois m’ont rappelé la ques- tion. J'ai trouvé dans son envoi des À. olbiensis (malheureusément sans localité), et, en les comparant aux types olbiensis et Chamboveti de ma collection, j'ai étudié de nouveau la chose, et je demeure convaincu que ces deux noms ne s'appliquent qu’à une seule et même espèce. M. Guil- lebeau avait donc raison de ne pas admettre la réunion que je proposais et je lui suis très reconnaissant pour la lumière qu’il m'a apportée sur ce point. Cette espèce varie sensiblement de taille, de forme (surtout quant au pronotum), et même de coloration (Ann. Soc. ent. Fr., 1888, Bull., p. 1). Tout en étant suffisamment distincte de A. herbigradus Guilb., elle en est fort voisine; on l’en distingue par ses élytres propor- tionnellement plus longs, par les articles des antennes plus allongés, le 3° sensiblement de même taille que le 4°, mais longuement étroit à la base, — A. herbigradus a les élytres raccourcis, plus larges, les articles des antennes plus Courts, le 3 article visiblement moins long que le 4. Quant à la carène de l’écusson, elle se rencontre plus ou moins mar- quée chez l’une et l’autre; elle est généralement plus accentuée chez A. herbigradus.
2° Je crois intéressant de donner la synonymie de quelques espèces qui terminent Entomologia parisiensis de A. de Fourcroy (1785) :
1° Elater melanophtalmos Fourcr. = E. bicolor Goeze, Ent. Beitr., p. 568 (1777), varieté (concolore, sans bandes noires sur les élytres ou le pronotum) — E. longicollis Oliv. (Athoüs), Ent., I, p. 38, 49, pl. 8, f. 81 a (1790). — La taille donnée par de Fourcroy (long. 3 1/2 lignes ; larg. 1 ligne) indique clairement que cet Insecte ne peut se rap- porter à A. rufus Deg., un de nos plus grands Élatérides de France.
20 E. villosus Fourcr. [loc. cit., n° 20, 1785] (long. 9 lignes; larg. 2 lignes) = E. rhombeus OI. (Athoüs auct.), loc. cit., p. 22, 1790.
3 E, rachifer Fourer. [loc. cit, n° 17, 1785] = E. limbatus Fabr. (adrastus auct.), Gen. Ins., p. 235, 1777.
Séance du 27 janvier 1892. | XXV
— M. J. Künckel d’Herculais donne la note suivante sur les chan- …. gements de coloration et sur le rôle des pigments dans les phénomènes … d’histolyse et d’histogenèse qui accompagnent les mues et la métamor- phose du Criquet pèlerin (Schistocerca peregrina Oliv.) :
Dans la séance de la Société de Biologie du 9 janvier dernier (1), notre (ii . collègue M. À. Giard a parlé incidemment des remarques des différents … auteurs sur les variations de la coloration que présentait cet Acridien ; . je le remercie de l’occasion qu'il me donne de communiquer les obser- …. vations que j'ai faites, lors de l’invasion de 1894, dans toute l'Afrique du Nord, observations qui ont reçu en Algérie une large publicité (2), qui, …. je m'en aperçois, n’a pas eu en France un écho suffisant.
se De l’enquête à laquelle s’est livré M. de Sélys-Longchamps en 1877, … sur les apparitions, en Europe, des Criquets pèlerins, enquête dans la- … quelle il reproduit les réponses des savants orthoptérologistes Brunner de Wattenwyl, Bolivar, Mac-Lachlan, Scudder, il découle cette conclu- Sion, c’est que S. peregrina est représenté par deux variétés : l’une jaune, originaire du nord de l'Afrique (Égypte, Algérie), observée à Coriou en 1866 ; l’autre rose, originaire du Sénégal, se trouvant égale- ment au Sennaar et dans l’Inde, et observée dans le sud-ouest de l’Es- pagne et dans les îles Britanniques. Cette conclusion est reproduite par
1889, p. 216.
Je ferai remarquer que cette variété rose ou rougeâtre a été signalée par Olivier dans sa description originale de l’espèce (1807), qu’elle a été tigurée par Audiuet-Ser ville (Hist. nat. des Ins. Orth., 1839), et signalée par une foule d’observateurs des invasions en Algérie.
Auteurs et observateurs se sont mépris ; les spécimens de coloration rose ou jaune ne constituent pas des variétés fixées d’une même espèce ; chaque individu passe successivement par une série de teintes qui Ca- ractérisent des phases de son existence. Voici, d’ailleurs, le résultat de mes études :
« Dès le début de l'invasion dans le sud algérien, je me suis trans- porté à Biskra pour suivre l’évolution des Criquets pèlerins. Je fis alors des observations qui me permirent d'établir que les changements de
(1) Comptes rendus hebdom. des séances de la Sociélé de Biologie, 15 jan- vier 1891, p. 3.
(2) Bulletin de la Société d'Agriculture d'Alger, 16 mai 1891; reproduit dans la « Dépêche algérienne », 19 mai 1891 et dans tous les journaux algériens.
JourNaL BIMENSuEL (Bulletin de la Société entomol. de France), 1892, n° 3.
M. Brunner dans son Prodromus der Europaische Orthopteren, Leipzig,
2
TS Bulletin entomologique.
coloration que subissent ces Insectes depuis leur métamorphose, c’est- à-dire le passage du rose au rouge, au gris, à la teinte terre de Sienne, au jaune citron, délimitaient autant de stades évolutifs et pouvaient servir de critérium pour déterminer, d’une part, le point d’origine des invasions, d’autre part, l’époque où pouvaient s’effectuer les premières pontes. Les Criquets pèlerins signalés en décembre dans l’extrême Sud étaient de couleur rouge carmin; ils étaient nés au moins un mois avant; ils s'étaient développés au moins à trente jours de marche en arrière. Ils mettaient plusieurs semaines à prendre la teinte jaune, ils ne pouvaient déposer leurs œufs qu’au bout de deux mois au plus tôt. Lorsque la coloration est devenue terre de Sienne, la pariade et l’accou- plement commencent ; lorsque la coloration est passée au jaune, pariade
et accouplement se renouvellent. Il peut y avoir pariade entre mâles
jaunes et femelles terre de Sienne et inversement. Les Criquets de colo- ration rouge, qui ne sont ni appariés, ni accouplés, et dont, par consé- quent, les femelles ne sont pas en état de pondre, sont ceux que les habitants du Sahara recueillent et mangent (1). »
Si nous cherchons à interpréter les changements de coloration des Criquets pèlerins depuis leur naissance jusqu’à leur mort, nous sommes
conduits à des déductions physiologiques intéressantes. En effet, lors de
la première mue qui succède immédiatement à l’éclosion, les jeunes sont blanc verdâtre; sous l'influence de la lumière, ils brunissent et passent au noir avec des taches blanches ; à la 2° mue, des colorations roses apparaissent, notamment sur les côtés du corps; à la 3° mue, les teintes roses augmentent ; à la #° mue, elles prédominent, mais elles font place
peu à peu à des teintes jaunes; il en est de même après la 5° et la
6° mue, et l’Insecte adulte apparaît avec une livrée du rose le plus tendre. En résumé, on constate que, dans les moments qui précèdent et suivent la mue, les Insectes ont leurs pigments colorés en rose et que ces pigments Changent de ton après un temps plus ou moins long. L'apparition des teintes jaunes des Insectes adultes est donc un phéno- mène de vieillissement.
Chose digne de remarque, qui indique bien que ces modifications de coloration des pigments sont l’expression des phénomènes d’histolyse et d’histogenèse qui s’accomplissent lors de la mue et de la métamorphose, c’est qu'après chacune de ces phases, les Acridiens rejettent des excré-
(1) M. J. Künckel montre à la Société une série de Criquets pèlerins revêtus de ces diverses colorations, recueillis en Algérie et qui font partie aujourd'hui des collections du Muséum.
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Séance du Ÿ7 janvier 1892. XXVII
* ments colorés en rose. Les dépouilles tégumentaires abandonnées à la suite de chaque mue sont incolores sur tous les points qui ne sont pas colorés en noir : les taches et les dessins noirs sont seuls indiqués. L’ac- tion de la lumière est manifeste; de jeunes Criquets pèlerins élevés à l'ombre n’acquièrent jamais les teintes vives de leurs frères élevés en plein soleil. Il est à indiquer que les Acridiens, jeunes ou adultes, de- viennent rouges lorsqu'on les soumet à la dessiccation par le feu ou lors- qu’on les plonge dans l'alcool ; il y a là un phénomène de déshydratation qui fait reparaître les taches primordiales. Ces diverses particularités donnent lieu de supposer qu’on se trouve en présence de la zoonéry- thrine, pigment rouge, découvert par C. de Mérejkowsky chez une foule d’Invertébrés, et notamment chez les Crustacés, mais qu’il n’a pas signalé chez les Insectes, substance qui joue le rôle de l’hémoglobine des Vertébrés.
On voit par ce qui précède, ainsi que l’a fait remarquer notre collègue
M. le professeur À. Giard, combien offrirait d'intérêt l’étude des pigments ; les modifications que subissent ces pigments pendant la vie évolutive sont, ainsi que nous venons de le montrer, en étroite corrélation avec les phénomènes d’accroissement et de transformation des tissus qui ac-
‘Compagnent les mues et les métamorphoses.
— M. M. Pic, de Digoin :
Ayant reçu de nouveaux exemplaires de mon Neodorcadion Flachneri, je crois bon de donner au sujet de cette espèce ces observations com- plémentaires : D’abord, dans la description (Ann. Soc. ent. Fr., Bull., p. GLxxI, 1889), au lieu de carène (2° ligne), il faut lire : sillon longitu- dinal ; ce sillon, plus ou moins marqué, offre assez souvent sa ligne blanche oblitérée ou présentant seulement une petite tache de duvet en son milieu, la nuance foncière des élytres est d’un noir un peu brillant, peu velouté, l’écusson a généralement son duvet oblitéré, enfin les côtés du prothorax ne présentent pas non plus ordinairement de duvet, et ce dernier est un peu plus brillant sur le disque que sur le reste du corps. La taille varie peu, mais les élytres, plus atténués à leur extrémité chez le mâle, s’élargissent un peu quelquefois comme ceux de la femelle; celle-ci, bien qu'ayant les mêmes dessins que le mâle, s’en distinguera par la forme beaucoup plus large, atteignant jusqu’à 8 mill.
Une variété © (dispar) offre, sur fond plus velouté, les deux bandes extérieures plus larges, nettes, tandis que la médiane, oblitérée en partie, n'offre plus sur les élytres du milieu qu’une petite ligne courte de duvet blanc.
XXVII Bulletin entomologique.
— M. le Dr H. Sénac donne la liste des Coléoptères rapportés en petit nombre paz M. C. Rabot dans son dernier voyage en Islande, avec l'indication des localités où ces Insectes ont été rencontrés :
1° Nebria Gyllenhali, var. Balbi Bon., nivalis Heer. — Akuzeyri, Rey- kjavik, Thingvalla, Eskifjord. 2° Patrobus septentrionis Dej. — Jaskufsjord. 3° Calathus mollis Marsh. — Olafsfjord, Reykjavik à Thingvalla. &° Botryopterus vitreus Dei. — Reykjavik à Thingvalla. 5° Celia Quenseli Sch. — Jaskufsjord. 6° Agabus bipustulatus L., var. Solieri Aubé, subvar. seœualis Reiche. — Rôdefjord, Faskrudsfjord. 7° Aphodius lapponum Gyll. — Faskrudsfjord. 8 Cryptohypnus riparius Fabr. — Thingvalla, geysers. 9° Otiorhynchus atroapterus Gyll. — Akuzeyri, Reykjavik à Thing- valla. 10° O. monticola Germ. (var.). — Akuzeyri. 11° O. ligneus (var.). — Akuzeyri. 12° O. maurus GyIll, var. comosus. — Akuzeyri. 13° Chrysomela staphylea L. — Faskrudsfjord. 1%° Adalia, Sp. n.?, près de hyperborea. — Akuzeyri.
M. le D' H. Sénac espère donner prochainement à la Société la liste des Coléoptères recueillis par M. C. Rabot pendant son voyage sur la Pelchora. Ces Insectes, communiqués à M. Sahlberg, n’ont pas encore été renvoyés.
Voici la liste des Hémiptères recueillis dans le même voyage et déter- minés par M. L. Lethierry : 1° Aradus lugubris Fall. — Oural boréal. 2° Neocoris Bohemanni Fall. — Lapine. 3° Salda pallipes Fabr. — Mammali.
&° S. pallipes, var. dimidiata Curt. — Mammali. 5° Notonecta lutea Müll. — Poudingko.
6° Lepyronia coleoptrata L. — Pelchora.
7° Idiocerus discolor Sior. — Lapine.
Le Secrétaire : J. GAZAGNAIRE.
Séunce du 27 janvier 1892. XXIX
Bulletin bibliographique
Académie des Sciences (Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'), 1892, 1% sem., n° 2 et 3. ©)
Académie des Sciences de Cracovie (Bulletin international), décembre 1891. ©
Australian Museum N. S. Wales. — Report of Trustees for 14890.
Entomologische Nachrichten, XVIII, 2, 1892. — J. Scamir. Neue His-
teriden. — J. J. Krrer. Ueber das Vorkommen halophiler Saldeen in Lothringen.
Entomologist®s Record and Journal of Variation, I, 1, 1892. — Dr T. A. CHapman. The genus Acronycta and its allies (pl. col.). — Varia- tion. — Scientific Notes. — Current Notes. — Notes on collecting.
Phorape La LS DONS 4 LA . 7e VHS États ee ”.
Insect Life, IV, 5 et 6, 1891. — Special Notes. — D' C. V. Ricex et:
C. L. MarLatTT. Wheat and Grass Low-flies (fig.). — $S. À. FoRBEs. The importation of a Hessian-fly parasite from Europe. — H. Gar- MAN. The origin and development of Parasitism among the Sarco- ptidæ. — HerBERT OsBorn. Origin and development of the parasitic habit in Mallophaga and Pediculidæ. — M. E. Murrrezp. The use of grape bags by a paper making Wasp. — L. O0. Howar». The me- thod of Pupation among the Chalcididæ (fig.). — H. OsBorn. Notes où Grass Insects in Washington. — An interesting aquatic Bug (fig.).
— M. E. Murtrep. Hominivorous habits of the Screw Worm in Saint-
Louis. — L. O0. Howarp. Another Spider-egg parasite. — Extracts from Correspondence. — General Notes.
K. K. zoologisch-botanischen Gesellschaft in Wien (Verhandlungen), I, 1891. — E. WassmaAnx. Neue Termophilen mit einer Uebersicht über die Termitengäste {pl.).— IV, 1894. €)
Naturaliste (Le), 15 janvier 1892. — L. Ausraut. Le Papilio Machaon.
Revue scientifique du Bourbonnais et du centre de la France, NV, 4, 1892. €)
Royal Society (Proceedings), n° 304, 1892. ©)
Societas entomologica, VI, 20, 1892. — Tables. — C.F. Ancey. Une excursion dans les Hauts-Plateaux (à Chellala).
Société linneenne du Nord de la France (Bulletin mensuel), 231, 1891. — L. CarPENTIER. Notes entomologiques.
& +
SSSR
XXX Bulletin entomologique.
Wiener entomologische Zeitung, X, 10, 4891. — Prof. J. Mix. Eine Ceci- domyden-Galle auf Biscutella saxatilis Schl. aus « Val Popena », Italien (pl.). — General-Index der Abhandlungen in den ersten zehn Jahrgängen der « Wiener entomologischen Zeitung ».
ee
Bouregois (J.). Études sur la distribution géographique des Malaco- dermes : I. Lycides (Ann. Soc. ent. Fr.), 1891, 28 p., carte. *
Casey (TH. L.). Coleopterological Notices, III (Ann. N. Y. Acad. Sc.), 1891, 206 p. *
FazLou (J.) Notes sur les Hyménoptères de la tribu des Formiciens, extrait des principaux ouvrages sur cet ordre d’Insectes (Rev. Sc. nat. appl.), 1892, 17 p., fig. *
FceuriAux (Epm.). Elateridæ de la Nouvelle-Calédonie et dépendances (Ann. Soc. ent. Fr.), 1891, 10 p., carte. *
Lerèvre (Ép.). Voyage de M. Émile Gounelle au Brésil : Eumolpides [suite] (Ann. Soc. ent. Fr.), 1894, 10 p. *
Mampron (M.). Les hôtes d’une maison parisienne; animaux domes- tiques, commensaux et parasites vivant dans nos maisons. Paris, 1891, 238 p., fig. *
RarrrAYy (A.). Voyage de M. E. Simon aux îles Philippines (marseet
avril 1890): IT. Psélaphides (Ann. Soc. ent. Fr.), 1891, 24 p.,
1 pl. n. * A. L.
Séance du 10 février 1892 Présidence de M. C. JOURDHEUILLE
Avis. — Le Congrès annuel de la Société entomologique de France tiendra sa séance d'ouverture le mercredi 24 février. — Le Banquet
_ annuel commémoratif de la fondation de la Société aura lieu le samedi
97 février. Le prix en est fixé à 10 fr. 50. Adresser les adhésions à MM. M. Sedillot et A. Léveillé à l’Hôtel des Sociétés savantes, rue Ser- pente, 28.
Correspondance. M. le Trésorier s'excuse de ne pouvoir assister à la séance.
AA ÿ
Séance du 10 fevrier 1892. XXXI
— MM. James Odier, H. Lhotte, A. Delamarre, G. Eyquem, J. Seguy
et E. Traizet remercient, par lettre, de leur admission.
— M. L. Favarq remercie de son admission et se fait inscrire comme membre à vie de la Société.
— M. le Secrétaire, au nom de M. L. Fauconnet, notre collègue, dé- pose sur le bureau, pour la Bibliothèque, son ouvrage intitulé : Faune analytique des Coléoptères de France, paru tout récemment à Autun. —
C’est un ouvrage appelé à rendre bien des services aux Coléoptéristes.
; Admissions. 1° M. Planet, notaire, Entre-Deux-Guiers (Isère), par les Echelles (Savoie). Col.
2 M. Dumans, avocat, Pont-l’Évêque (Calvados). Lép., pr. Microlép. :
Rapports. Au nom du Conseil de la Société, qui s’est réuni le 2 fé- vrier dernier, M. A. Lamey donne lecture de son rapport :
Messieurs, après délibération, le Conseil a décidé de soumettre au vote de la Société les dispositions suivantes :
4° Les auteurs des travaux publiés dans le journal L’Abeille auront droit à 20 exemplaires de tirages à part de leurs mémoires. Cette me- sure aura son effet à partir du 28° volume. Le tirage de L’Abeille sera porté à 320 exemplaires.
2° Le journal L’Abeille pourra être échangé contre d’autres publica- tions. L’échange du Frelon contre L’Abeille, demandé par M. J. Desbro-
chers des Loges à la dernière séance, est accordé.
Ces deux propositions, mises aux voix par le Président, sont adoptées à l'unanimité des membres présents.
— M. M. Sedillot, nommé rapporteur par le Conseil pour vérifier l’état des recettes et des dépenses pour l’exercice de 1891, prie la Société de l’excuser, car il ne pourra donner son rapport qu’à la proches séance.
— Au nom de la Commission du Prix Dollfus pour l’année 18914, M. J. Gazagnaire donne lecture du rapport suivant :
Messieurs,
La Commission du Prix Dollfus pour l’année 1891 s’est réunie le 2 février sous la présidence de M. J. Fallou. Étaient présents : MM. L. Bedel], J. Fallou, J. Gazagnaire, A. Lamey, A. Léveillé, P. Ma- bille.
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XXXI Bulletin entomologique. Les trois ouvrages suivants avaient été présentés par leurs auteurs :
1° Recherches sur le développement postembryonnaire, l'anatomie et les mœurs de l'Encyrtus fuscicollis, par Édouard Bugnion, vol. in-8°, 99 p., 6 pl. lithographiées. Genève, chez Aubert-Schuchardt, 1894.
2° Essai sur la Classification des Pyralites, par E.-L. Ragonot, 1"° partie, vol. in-8, 260 p., 4 pl. gravées, dont une coloriée. Paris, chez Edouard Duruy, 1891. — Prix : 8 fr.
3° Malachiidæ; Malachides d'Europe et pays voisins, par Elzéar Abeille de Perrin, vol. in-8°, 442 p., 3 pl. gravées, dont deux coloriées. Paris, chez Edouard Duruy, 4891. — Prix : 10 fr.
4° Dans son mémoire, M. E. Bugnion donne l’histoire d’un minuscule Hyménoptère de la tribu des Chalcidiens, Encyrtus fuscicollis Dalman, parasite de diverses chenilles et entre autres de la Teigne du Fusain (Hyponomeuta cognatella). |
L'observation des embryons à un stade non encore vu, l’étude du tube membraneux, où ils s’entassent, en forme de chapelet, dans le corps de
Ja chenille, tube d’origine amniotique, leur mode de nutrition, sont les
points nouveaux de ce travail.
Le développement postembryonnaire, l’anatomie de la larve, de l'adulte et certaines particularités de la vie de l’Insecte et de la chenille attaquée, ont permis à M. E. Bugnion de résumer, de confirmer, de rectifier quelquefois, nos connaissances sur l’organisation des Insectes.
Si, Chez les Hyménoptères, les disques marginaux ou histoblastes diffèrent en nombre, en position, eu forme, dans leur évolution, ils se comportent comme chez les autres Insectes, particulièrement chez les Diptères, le mieux étudiés à ce point de vue.
M. E. Bugnion confirme le fait curieux entrevu par Ratzeburg, Gou- reau, Westwood, à savoir que les yeux des Hyménoptères se déve- loppent, non pas sur la tête, mais sur l’anneau thoracique de la larve, que la tête de l’Insecte parfait empiète sur le thorax et celui-ci sur l'abdomen. Il confirme aussi les vues de Latreille sur la question con- troversée du segment médiaire (excepté toutefois en ce qui concerne la destination des stigmates thoraciques) et prouve que la nomenclature nouvelle des stigmates, chez les Hyménoptères, est erronée, que le stigmate prothoracique des auteurs est en réalité mésothoracique, tandis que le 2°esi métathoracique et que le 3° correspond au segment médiaire ou 4° segment de la larve.
LA
l]
Séance du 10 février 1892. XXXII
Enfin, le fait des éclosions provenant d’une même chenille, presque toujours donnant des individus d’un même sexe (fait déjà signalé, mais vérifié plusieurs fois par M. E. Bugnion pour Encyrtus fuscicollis), trouve son explication dans un phénomène de parthénogenèse.
. Le mémoire de M. E. Bugnion est une bonne introduction à l'étude de l'anatomie des Insectes.
2 M. E.-L. Ragonot dépose aujourd’hui la 4°° partie d’un travail qui permet d’entrevoir, dans le lointain, l’apparition d’un livre demandé depuis bien longtemps pour faciliter l'étude par trop pénible encore des Microlépidoptères.
M. E.-L. Ragonot réalisera-t-il ce vœu? Nous l’espérons. , Quoi qu’il :
en soit, la première partie de son Essai sur la classification des Pyra- lîtes établit les bases du plan qui guidera notre savant collègue, ou les Microlépidoptéristes qui le suivront, dans une voie sûre pour atteindre le résultat souhaité.
Cetie première partie traite de la caractérisation du groupe important des Pyralites (Pyralidina), de ses divisions en familles et sous-familles.
Elle donne ensuite l’étude des Pyralidae (A'° famille des Pyralidina) et de ses sous-familles, chaque sous-famille comprenant l’étude des genres qu’elle contient, chaque genre comportant le catalogue de ses espèces.
Des tableaux synoptiques facilitent la détermination des familles, des sous-familles et des genres.
Dans la 2 partie, qui sera donnée plus tard, M. E.-L. Ragonot étu-
diera, sur le même plan, la 2 famille des Pyralidina : les Crambidae.
Le travail de M. E.-L. Ragonot est, à proprement parler, un Genera des Pyralites, avec le Catalogue des espèces. Basées sur des caractères de valeur, les coupes établies vont permettre de classer d’une façon méthodique bien des espèces éparpillées un peu partout, que des des- criptions insuffisantes empêchent aujourd’hui de cataloguer.
Un grand nombre de ces coupes génériques ont été établies par M. E.-L. Ragonot, qui, en même temps, décrit, à leur suite, à leur place, bien des espèces nouvelles, représentées, pour la plupart, dans & planches gravées et coloriées en partie, avec beaucoup de soin.
Ce travail est un essai de classification, comme l’indique le titre, mais tout incomplet qu’il est, de l’avis même de l’auteur, il répond à un grand besoin et rendra de grands services aux Entomologistes. Il ne
saurait en être autrement, car c’est la première tentative méthodique
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io XXXIV Bulletin entomologique.
pour mettre de l’ordre dans un groupe d’Insectes dont les difficultés de l'étude, jusqu’à ce jour sans guide, décourageaient les meilleures volontés.
3° Tous les Entomologistes accueilleront avec grande faveur le livre de M. Elzéar Abeille de Perrin sur les Malachiidæ d'Europe et pays Voisins, Car il répond à un besoin.
Depuis la Monographie de Peyron, en 1877, continuant le monument commencé par Erichson et Rey, bien des espèces ont été décrites et éparpillées dans divers recueils. Notre savant collègue lui-même en 7 avait fait connaître isolément plus de cent espèces. La Monographie de Ji M. E. Abeille de Perrin catalogue et classe méthodiquement presque le Fès double des matériaux réunis dans la dernière Monographie, celle de Peyron.
Après avoir établi la bibliographie, donné les caractères de la famille, les métamorphoses connues et des notions sur les mœurs et la parenté des Malachiidæ, M. Elzéar Abeille de Perrin fixe leur classification.
Il les partage en deux grandes divisions : les Olocères, Malachides à
11 articles distincts aux antennes, et les Entomocères, à 10 articles dis-
tincts, le 2° article étant invisible. Les Olocères comprennent quatre
\ sections : les Troglopaires, les Colotaires, les. Atalaires et les Mala-
chiaires. Les 24 genres et les 366 espèces que la famille des Malachiidæ contient sont bien caractérisés et longuement décrits.
Des tableaux synoptiques pour les genres et les espèces, souvent pour les deux sexes, si différents chez les Malachiidæ, différence qui cons- titue une des plus grandes difficultés de la détermination dans cette famille, donnent à cet ouvrage la précision qu’exigent les études de classification zoologique.
RES Le Catalogue des espèces termine ce travail, et enfin 3 planches gra- vées, dont 2 coloriées, fixent les formes principales et les caractères déterminateurs.
La Monographie de M. E. Abeille de Perrin a sa place indiquée dans toutes les bibliothèques : c’est un de ces livres d’entomologie qui con- tiennent tout le sujet et qui répondra toujours avec rapidité, élégance, clarté et précision à toute sollicitation curieuse touchant les Malachiidæ d'Europe et pays voisins.
La Commission du Prix Dollfus, après analyse entendue des trois ouvrages déposés, à l’unanimité des membres présents, décide de rete- . nir, pour le Concours du Prix Dollfus de 1891, les deux ouvrages de
RTE BREL VONT NC DETTE Sade te ah Le PRES L r % j F L ri di 27
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(3 4 ; Séance du 10 février 1892. XXXV | 150 ù MM. E.-L. Ragonot et E. Abeille de Perrin comme répondant le mieux 5 ai - aux conditions imposées par les volontés du donateur. A. ‘à Considérant que les deux ouvrages de MM. E.-L. Ragonot et E. Abeille né de Perrin, chacun dans sa spécialité, par leur méthode, leur clarté et : 22 … leur précision, sont appelés à faciliter l’étude de l’Entomologie et, par QUE + . suite, à concourir à son développement, la Commission, à l’unanimité, Le …. décide de partager le Prix Dollfus entre les deux mémoires. er, 4 ÿ Elle est unanime à vous proposer corame candidats au Prix Dollfus SR . pour l’année 1891 : : M. E.-L. RaGonor, pour son volume intitulé : Essai sur la classification 5 des Pyralites, et ne
M. E. ABEILLE DE PERRIN, pour son volume intitulé : Malachiidæ, Mala- | chides d'Europe et pays voisins. =
M. le Secrétaire rappelle qu'aux termes des articles 59 et 43 de son NE à Règlement, la nomination des lauréats au Prix Dollfus aura lieu dans la / séance du 9 mars 1892. — Tous les membres français ont droit de prendre part au vote, qui aura lieu au scrutin secret et à la majorité £
des suffrages, soit directement, soit par correspondance. RU:
Les Bulletins de vote devront parvenir entre les mains du Président y de la Société, au siège social (Hôtel des Sociétés savantes, rue Ser- ei pente, 28), au plus tard le mercredi 9 mars 1892, à huit heures du soir, ES
avant louverture du scrutin. 7: Le Bulletin binominal indique le partage du Prix.
Communications. M. A. Finot envoie la description d’un Orthoptère nouveau du midi de la France :
Platycleis Azami, n. sp. — Obesa, fusco-ferruginea. Vertex latis- no simus, convexus, antice declivus ; fasciis nigris tribus lineam albidam F includentibus ornätus, longitudinali media necnon utrinque post-oculari. ne Frons unicolor, fuscus. Pronotum : disco unicolori, plano, subconcavo, EE antice et postice æque lato, margine antico recto, margine postico rotun- LE dato, carina longitudinali media distinctu ad marginem anticum sub- , 8 obliterata ; lobis reflexis insertione subrotundata pallide lineata, nigro et albido-marmoratis, margine toto fascia albida antice angustata ornato. Elytra testacea, venis plerisque nigris, alteris ferrugineis; nervulis à plerisque omnibus concoloribus; subovata, semi-orbiculata, abbreviata, 3 pronoto parum longiera ; campo scapulari versus upicem dilatalo ; vena SN
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XXXVI Bulletin entomologique.
radiali antica in dimidia parte nigru, ramos 6 vel 7 obliquos partim nigros in campo scapulari emittente; vena radiali postica apice ramum poslicum emillente ; vena ulnari medio bifurcata ; campo anali in utro- que sexœu basi parum ampliato. Alæ abortivæ, medium elytrorum non attingentes, venis nigris. Femora postica extus nigro-fasciata, intus im- maculata. Abdomen sæpius seriatim nigro punctatum. Lamina supra- analis lata, margine postico triangulariter inciso. Lamina subgenitalis longa, margine postico triangulariter emarginato, in © lobis truncatis. Cerci, in &, stylos laminæ subgenitalis parum superantes, depressi, sub- rectangulares, apice obtuse conico intus nigro-dentato ; in ©, longi, conici. Ovipositor basi angulato-curvatus, pallidus in hac parte, deinde niger et regulariter incurvus, pronoto sesqui brevior.
Longitudo corporis : d', 17 mil ; ©, 16—22 mill. Longitudo pronoti : d', 5,5 mill.; ©, 6 mill. Longitudo elytrorum : &, 10 mill. ; ?, 8—9,5 mill. Longitudo femorum posticorum : g, 17 mill.; ©, 19—20 mill. Longitudo ovipositoris : 7—9 mill.
Habitat : Saint-Maxime (Var), mense junio.
Cette espèce est intermédiaire entre Platycleis sepium Yersin et Pla- tycleis Roeseli Hagenbach, et doit se placer dans l’ordre systématique immédiatement avant cette dernière. Elle a été découverte par notre
| collègue M. J. Azam, à qui je me fais un plaisir de la dédier.
Description faite sur 4 4 et 2 © desséchés.
— M. J.-M.-F. Bigot écrit :
Un nouveau fascicule du grand ouvrage, en cours de publication, intitulé : Biologia centrali America (Diptera), vient de paraître; il con- cerne une partie du groupe des Syrphidi, et j'y relève bon nombre de critiques s'adressant üniquement, et tout spécialement à mes travaux anciens sur le groupe dont il s’agit,
Je ne puis les laisser passer sans protester.
Mais, en me conformant aux façons du mémoire en question, je n’en- tends nullement discuter ni motiver mes observations, que je me bor- nerai à exprimer très succinctement :
En premier lieu, je me demande pourquoi (voir pages 4, 16, 17, 22, 23, 25, 27, 48, 52, 53) un simple point de doute (?) remplace des des- criptions et des dénominations spécifiques absentes? C’est là une façon commode, et surtout fort abrégée, de rédiger une Monographie !
Secondement, l’auteur semble, en plusieurs cas,"ne pas avoir saisi le
SR td CNT PET RTE OT SEE PC MR PO TRE PS RE 0 AT ET MORTE RTE LR Es à Fr J en L + MU [RTE A : LL" + « NA te A TS A LL
Séance du 10 février 1892. XXXVIT
sens exact de mes diagnoses en langue française, d’où il résulte qu’il récuse bon nombre de mes Genres et de mes Espèces.
Mais je passe aux remarques particulières que j'ai faites en étudiant son travail :
Page 2. Le genre Ceratophya (Wiedem.) ne saurait être assimilé au genre Merodon (Latr.). — P.6. Les genres Heringia, Pipizella (Rond.), Cnemodon (Egger), Penium (Philippi), ne peuvent être confondus avec l’ancien genre Pipiza (Fallen). — P. 7. Le genre Chrysogaster (Meig.) se distingue assez facilement des genres Orthoneura (Macq.) et Campto- neura (Rond.). — P.7. Entre autres particularités, la coloration toute particulière des yeux composés suffit pour distinguer Orthoneura hyero- glyphica (Loew) de Chrysogaster nitidus (Wiedem. et auctor.). — P. 8, Aucune raison n’est donnée pour l'exclusion de mon genre Cartosyr- phus. — P.8. Rien ne motive l'assimilation de Melanostoma tigrina (Ost.-Sack.) avec Syrphus stegnus (Say), ce n’est, au fond, qu’une sup- position. — P. 11. Au sujet de mes Melanosioma cruciata et pruinosa, sur quelles considérations sérieuses l’auteur peut-il fonder l'émission de
cet arrêt péremptoire (textuellement), in such species Bigots descriptions
are usuelly too vague for one to feel ainy (sic) degree of certainty. Pro- bablement il ne s’est pas donné la peine de lire avec soin mes diag- noses, ou bien, il ne les a pas comprises ? — P. 14. On ne peut assimiler mon Syrphus pallidus avec Eupeodes volucris (Ost.-Sack.), genre diffé- rent. — P.14. Pourquoi récuse-t-on mon genre Ischyrosyrphus? — P. 19. J'ai déjà déclaré, et je le répète, qu’à mes yeux, le genre AUlo- grapta n’était pas établi d’après des particularités organiques évidentes, ni assez importantes. — P. 19. La synonymie de Allograpta obliqua est certes fort hasardée, comme d’ailleurs bon nombre de celles données par l’auteur. — P. 21. En quoi, je le demande, la description de ma Sphærophoria picticauda mérite-t-elle la qualification de vague (sic)? — P. 23. Je regrette fort que l’auteur se reconnaisse incapable (unable) d'identifier ici une demi-douzaine de mes Espèces. Jose espérer qu’une étude plus approfondie lui permettra de les reconnaître? — P. 23. Je trouve au bas de cette page une note en renvoi signalant quelques fautes par moi commises; si ces fautes existent réellement? elles sont . fort excusables, de très médiocre importance, et, dans tous les cas, facilement réparables. — P. 25. La dénomination de Macquart (Toxo- merus, 1855), ayant droit de priorité, doit être substituée à celle de
Loew (Mesogramma, 1865). Au reste, ces deux genres ne me semblent
pas identiques? — P. 25. La synonymie de Mesogrammua politum, est,
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XXX VIII Bulletin entomologique.
tout au moins, fort hasardée. — P. 33. Celle de Baccha cluvata me paraît fort contestable. Toutefois, le genre Spazigaster se distingue aisément de l’ancien genre Baccha ou Bacca. — P. 43. Ma Phalacromyia vicina diffère très réellement de ma P. melanorhina, et, particulièrement, de ma Glaurotricha volucelloides ; ce sont deux genres différents. — P. 47. L’assimilation de Volucella picta (Wiedem.) avec ma V. pulchripes de- mande une démonstration, et, c’est beaucoup trop s’avancer que de dire qu’elle est evidently (sic) the same. — P. 50. Je doute fortement que Volucella esuriens soit identique à toutes celles énumérées dans sa syno- nymie. — P. 52. L'auteur a l’obligeance, ici, de bien faire remarquer, et ce avec grande raison! que j'äi eu le tort d’écrire amethistina, au lieu de amethyslina; très grave erreur étymologique ou orthogra- phique. — P. 55, A mon avis, le genre Ophromyia est établi d’après des particularités trop peu importantes pour mériter une place dans la nomenclature ? En effet, si l’on attachait à la plupart de celles qui lui sont attribuées une valeur proprement générique, il deviendrait néces- saire de créer, pour ainsi dire, autant de subdivisions dans l’ancien genre Volucella que ce dernier contient d’espèces. — P. 56. Les genres Eristalomyia, Eristalinus (Rondani) sont fort utiles pour faciliter la détermination et l’étude des très nombreuses espèces qu’embrasse l’an- cien genre Eristalis ; ils sont d’ailleurs très reconnaissables, et l’on aurait tort de n’en pas tenir compte. Le Secrétaire : J. GAZAGNAIRE.
Bulletin bibliographique
Académie des Sciences (Comptes rendus hebdomadaires des séances de l), 1892, 1% sem. — N° 4. F. Jouer et H. VIALLANES. Recherches sur le système nerveux accélérateur et modérateur des Crustacés. — N° 5. J. Küncxez »’HercuLais. Le Criquet pèlerin (Schistocerca pere-
grina OL.) et ses changements de coloration. — Rôle des pigments dans les phénomènes d’histolyse et d’histogenèse qui accompagnent la métamorphose.
Académie des Sciences de Cracovie (Bulletin international), janvier 1892. ©)
Apiculteur (L’), février 4892. — F. DEcaux. Pegomyia hyoscyanu (Macq.), larve mineuse des feuilles de la Betterave à sucre.
Association française pour l'avancement des Sciences, Congrès de Mar- seille, 4894. — J. KünCKEL n’HercuLais. Les invasions des Acri-
Séance du 10 février 1892. XXXIX
ï diens, vwlgo Sauterelles, en Algérie, pendant l’année 1894.
1 | Observations biologiques. — VAISSIÈRE. Observations sur l'Euthy- ne Plocia Sikorai, type d'Éphéméride de grande taille provenant de … Madagascar. — H. GApEaAU DE Kervizze. Recherches expérimentales j de tératologie entomologique. — H. Nicocas. Observations entomolo- giques et autres, faites au sommet du mont Ventoux. — F. DEcAUX. Le fruit du Courbaril au point de vue alimentaire. — Les Vers blancs, les Vers gris, etc. — F. Hem. Contributions à l’étude du sang des Crustacés décapodes. — J. DE GUERNE et RicHArp. Docu- ments nouveaux sur la distribution géographique des Calanides d’eau douce.
Buffalo Society of Natural Sciences (Bulletin), V, 3, 1804. — E. P, van Duzee. List of the Macro-Lepidoptera of Buffalo and Vicinity.
California Academy of Sciences (Proceedings), II, 3, part. 1. 1891. — 4. J. Rivers. Description of the Larva ot Dascyllus Davidsoni Lec., and a record of its Life History New Species of Scarabæidæ.
. Entomological Society of London (Transactions), 1880. — H. S. GorHAM. Materials for a revision of the Lampyridæ (1 pl.) — D. Sxarr. On some Coleoptera from the Hawaïian Islands. — A. G. Burzer. On synonyms of Heterocerous Lepidoptera. — C. 0. Warermouse. Des- criptions of Cetonidæ and Cerambycidæ from Madagascar. — H.S. GorHAM. On the Structure of the Lampyridæ, with reference to their Phosphorescence. — P. CaMmErox. Notes on the Coloration and Deve- lopment of Insects. — J. O0. Wesrwoop. On two Gynandromor- phous Specimens of Cirrochroa aeris Doubled., an indian species of Nymphalideous Butterflies (pl.). — F. Du CANE GopMAN and OsBERT SALVIN. À. List of Diurnal Lepidoptera collected in the Sierra Nevada of Santa-Marta, Colombia and the Vicinity. — H. J. Ezwes. On the Genus Colias. — W. L. Disranr. Notes on Exotic Rhynchota, with descriptions of new species (pl.). — F. Moore. On the Asiatic Lepi- doptera referred to the genus Mycalesis, with descriptions of new genera and species. — CH. O. WATERHOUSE. On the Buprestidæ from Madagascar. — A. G. BurLer. Observations upon certain spe- cies of the Lepidopterous genus Terias, with descriptions of hitherto unnamed forms from Japan (pl.). — Ep. SAuUNDERS. Synopsis of the British Heterogyna and Fossorial Hymenoptera (2 pl.). — J. Scorr. On a collection of Hemiptera from Japan. — CH. O. WATERHOUSE.
Description ot a new special of the Anomalous genus Polyctenes :
(pl.). — Proceedings.
XL Bulletin entomologique.
1886. — E. Meyrick. On the Classification of the Pterophoridæ. — W. W. FowLer. On a small collection of Languriidæ from Assam, with descriptions of two new species. — J. S. BAL. Descriptions of new Genera and Species of Galerucidæ. — J. Epwarps. A Synopsis Of British Homoptera-Cicadina. — A. G. BurLer. Descriptions and remarks upon five new Nôctuid moths from Japan. — E. B. Pouz- Ton. Notes in 4885 upon Lepidopterous larvæ and pupæ, including an account of the loss of weight in the freshly-formed Lepidopterous pupa, etc. — D. SHARP. On some proposed transfers of names of genera. — E. Meyricx. Descriptions of Lepidoptera from the South Pacific. — D. SHarr. On Eucnemis capucina Arhr. and its larva. — W. W. Fowzer. New Genera and Species of Languriidæ. — G. B. Bucxrox. Notes on the occurence in Britain of some undescri- bed Aphides (4 pl.) — J. 0. Wesrwoon. Notice of a tube-making Homopterous Insect from Ceylan (pl.). — J. B. Bripcman. Further additions to the Rev. T. A. Marshalls Catalogue of British Ichneu- monidæ. — TH. Woop. On Bruchus-infested Beans. — A. G. BUTLER. Descriptions of 21 new genera and 103 new species of Lepidoptera- Heterocera from the Australian Region (pl). — J. S. Bazy. Des- criptions of uncharacterised species of Diabrotica. — Cx. O. WaAïTER- HOUSE. Some observations on the tea-bugs (Helopeltis) of India and Java (pl.). — R. TRIMEN. Notes on Insects apparently of the genus Margarodes Lansd. — Guilding, stated to occur abundantly in the Nests of White-Ants, and also of true Ants, in certain Western Districts of the Cape Colony. — G. EzisHa. The life-History of Geo- metra Ssmaragdina. — Proceedings.
Entomologische Nachrichten, XVII, 3, 1892. — K. M. Hezzer. Notizen zur Käferfauna Braunschweigs. — KriecHBAumER. Ichneumoniden- Studien, 43. — Tryphoniden-Studien. — J. J. Kigrrer. Die Zooceci- dien Lothringens, 3.
Entomologist®s monthly Magazine (The), n° 333, 1892. — A. C. F. Mor- GAN. À new genus and species of Aleurodidæ (pl.). — B. G. NEvin- son. Description of three new species of ihe genus Phanæus Mac Leay. — R. H. MEapx. Annotated List of British Tachiniidæ. — F. V. TuxoBaLp. Siylopized Bees. — T. A. CHApMaN. Oviposition of
Adela viridella. — H. Goss. Notes concerning certain local British Butterflies. — W. R. JerFRey. On the rearing of Pachetra leucophæa from the gg. — Notes diverses. — J. J. WaLkEr. Entomological
Notes from Freemautle.
Seance du 24 février 1892. XLI
Séance d'ouverture du Congrès annuel DE LA
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 24 février 1892
Présidence de M. E. LEFÈVRE, vice-président
Assisient au Congrès : MM. C. Alluaud, de Limoges; A. Argod-Val- lon, de Crest ; J. Croissandeau, d'Orléans ; M. Dollé, de Laon ; H. Gadeau de Kerville, de Rouen; E. Olivier, de Moulins ; M. Pic, de Digoin.
Après la lecture du procès-verbal, M. E. Lefèvre, Vice-Président, prend la parole :
Messieurs,
Je déclare ouverte la séance du Congrès annuel de la Société entomo- logique de France pour l’année 1892 et, au nom de la Société, je sou- haïte la bien-venue à ceux de nos collègues des départements qui nous font l'honneur d’y assister.
A ce sujet, permettez-moi de vous rappeler que l'institution définitive de ce Congrès, dont l’idée avait déjà été émise autrefois, est due à linitiative de nos sympathiques collègues M. A. Grouvelle, notre ancien Président, et M. J. Gazagnaire, notre Secrétaire. M. A. Grouvelle a obtenu de la bienveillance des Compagnies des chemins de fer des billets de voyage à prix réduit, pouvant permettre aux Entomologistes français et étrangers de venir assister, sans trop de dépenses, aux séances de ce Congrès. Cette institution est à son début, et je constate, avec grande satisfaction, que, cette année, nous sommes ici plus nombreux que l'année dernière. Mais nous sommes en droit d'espérer plus encore. Chaque année, j'en suis convaincu, le nombre des Entomologistes qui assisteront à notre Congrès sera plus considérable. Les liens de confra- ternité, de bonne amitié deviendront plus forts entre nous, des discus- sions profitables s’élèveront, et, dans des séances supplémentaires, il nous sera permis de résoudre, au grand profit de la science et de notre Société, certaines questions fort importantes concernant, notamment, l’Entomologie appliquée et quelques points de la nomenclature entomo- logique.
JOURNAL BIMENSUEL (Bulletin de la Société entomol. de France), 1892, ne 4.
==
XLII Bulletin entomologique.
Nécrologie. M. le Secrétaire a le regret d’annoncer que M. Henry Walter Bates est décédé à Londres, le 16 février, à l’âge de 68 ans. C'est une grande perte pour l’Entomologie. H. W. Bates a publié de très nombreux travaux entomologiques, surtout sur les Coléoptères et les Lépidoptères. Son voyage avec A. R. Wallace, ses explorations de l’Amazone, lui permirent de recueillir bien des observations intéres- santes, de riches matériaux d’étude et de donner, en 1863, un livre remarquable, qui eut les honneurs de la traduction en plusieurs langues : « The Naturalist on the River Amazons ». C’est à Bates que nous devons. en grande partie, nos connaissances entomologiques sur cette riche région. Ses voyages, ses relations, sa haute situation de Secrétaire de la Société royale de Géographie de Londres, l'avaient mis à même de grouper d'importantes collections, spécialement de Lamellicornes et de Longicornes. La collection de Longicornes, très remarquable, est de- venue, il y a quelque temps, la propriété de notre collègue de Rennes, M. R. Oberthür.
H, W. Bates était membre de la Société entomologique de France depuis 1859.
Une notice nécrologique plus détaillée sur H. W. Bates sera donnée prochainement.
— M. le Secrétaire fait part aussi de la mort de M. Camille Solignac, décédé à Cannes, le 18 février, à l’âge de 46 ans. M. C. Solignac était un horticulteur de grand mérite. C’est à ses efforts qu’est due, en grande partie, l'extension considérable qu’a prise, en quelques années, la cul- ture des fleurs dans le midi de la France. A Cannes, il avait créé, pour la culture hivernale, un établissement remarquable, bien connu de tous les spécialistes. M. GC. Solignac s'était fait inscrire parmi nous tout ré- cemment, Cette mort subite nous enlève un collègue bien dévoué, qui était tout disposé à mettre son expérience au service de l’Entomologie horticole. |
— M. le Secrétaire annonce également la mort de M. Eugène Reve- lière, ancien membre de la Société entomologique de France, décédé, à Porto-Vecchio (Corse), le 4% février, à l’âge de 69 ans.
Correspondance. M. C. Jourdheuille, Président, prie la Société de l'excuser de ne pouvoir assister à la séance.
— MM. Victor Planet et Jules Dumans remercient de leur admission.
Admissions. Sur la présentation de M. J. Croissandeau, sont inscrits sur la liste des membres de la Société entomologique de France :
Séance du 24 février 1892. XLHII
1° L'École normale primaire d'Orléans (Loiret). 2° Le Pensionnat de Saint-Euverte, à Orléans (Loiret).
Présentations. 1° M. Quentin, chimiste au Laboratoire agricole dépar- temental, rue d'Iliers, 50, Orléans (Loiret), Col. franç., présenté par M. J. Croissandeau. — Commissaires rapporteurs : MM. G.-A. Poujade et P. Lesne.
2° M. d’Achon, de janvier à mai, rue Saint-Euverte, 33, Orléans (Loiret) ; de juin à décembre, au château de Montevran, par Chaumont- sur-Tharonne (Loir-et-Cher), Col. franç., présenté par M. J. Croissan- deau. — Commissaires rapporteurs : MM. F. Decaux et J. Fallou.
3° M. Lucien Blein, avocat, Valence (Drôme), Col. franç., présenté par MM. A. Argod-Vallon et À. Grouvelle.e — Commissaires rappor- teurs : MM. G.-A. Baer et P. Grouvelle.
&° M. J. de Joannis, rue Monsieur, 13, Lép., présenté par M. E.-L, Ragonot, — Commissaires rapporteurs : MM. P. Mabille et G.-A. Pou- jade. |
Rapport. M. M. Sedillot, au nom du Conseil, donne lecture du rap- port sur les comptes du Trésorier pour l’année 1891 :
Messieurs, votre Conseil s’est réuni le 2 février dernier pour exami- ner les comptes de M. le Trésorier pour l’année 1891. Ces compies ont
‘été publiés dans le Bulletin des séances du 27 janvier.
Les recettes se sont élevées à.........,., uress: 0 Les dépenses POP te AR ER 17,074 93 Excédent au 4° janvier 4892..,...... 189 fr. 30
Il y a eu, cette année, onze membres qui se sont exonérés (1). Confor- mément à l’article 40 de nos Statuts et Règlement, les 3,300 fr. des exonérations ont été capitalisés, moins une somme de 173 fr. 60 que peut fournir l’excédent.
Si nous considérons l'importance prise par nos publications en 1894, qui comprennent 60 feuilles d'impression, 18 planches, un carie coloriée et plusieurs bois, l'augmentation du chiffre de nos membres, qui attein-
(1) Les membres libérés sont : MM. H. Desbordes, — À. Dodero, — C. Emery, — P. Finot, — J. Künckel d'Herculais, — A. S. OIif, — F. Philippi, — D Quinquaud, — L. W. Rothschild, — À. Théry, — G, H, Verral.
XLIV Bulletin entomologique.
dra, en 18914, le chiffre de 416, l'augmentation de notre capital de 3,127 fr. 60, le nombre restreint des cotisations arriérées (24 cotisations antérieures à 1891 et 41 cotisations pour 1891), il est facile de se rendre compte que la situation de la Société entomologique de France est on ne peut plus prospère.
Il est juste de reconnaître que, pour l'exercice de 4891, la générosité de quelques auteurs a contribué au développement de nos publications.
Dans le budget pour 1892, M. le Secrétaire a prévu, comme dépenses des Annales et du Bulletin, la même somme que peur l’année 1894, soit 9,000 fr.
Il serait prudent de diminuer cette somme de 500 fr., étant données certaines dépenses prévues pour l'installation de la Bibliothèque et pour remplacer l'obligation au porteur qui doit compléter notre fonds de réserve. Si, dans le courant de l’année, les recettes de la Société augmen- taient dans des proportions imprévues, il sera toujours temps d'augmenter les ressources de M. le Secrétaire.
En conséquence, je vous propose de donner votre approbation aux comptes de M. le Trésorier pour l’année 18914 et de lui en donner dé- charge.
De voter des remerciements à M. le D' A. Fumouze, pour le dévoue- ment qu’il apporte dans ses fonctions, et à MM. E. Abeille de Perrin, E.-L. Ragonot, E. Simon et J. Künckel d’Herculais pour avoir contribué par leur générosité au développement de nos publications.
Après une courte discussion, la Société rejette le chiffre de 9,000 tr. porté au budget, chiffre que M. le Secrétaire demande que l’on main- tienne pour les publications de la Société, et adopte les conclusions du rapport de M. M. Sedillot au nom du Conseil.
Travaux écrits. M. M. Pic dépose sur le bureau un travail intitulé : Voyage de M. Delagrange en Syrie, année 1891 : Longicornes, par M. Pic.
— M. C. Alluaud dépose sur le bureau un travail intitulé : Voyage de M. Ch. Alluaud aux îles Canaries (novembre 1889— juin 1890) : Hémi- ptères Gymnocérates et Hydrocorises, par M. Noualhier.
— Au nom de M. F. Meunier, M. C. Brongniart dépose sur le bureau un travail intitulé : Aperçu des genres de Dolichopodidae de l’Ambre, suivi du Catalogue bibliographique des Diptères fossiles de cette résine; par F. Meunier ; dessins.
LENS PAS 1:
Seance du 24 février 1892. XLV
Communications. Notre: collègue M. C. Alluaud annonce qu'il a
_ obtenu une mission du Ministère de l’Instruction publique pour explorer
les îles Seychelles, surtout au point de vue zoologique. Il doit partir le 3 mars. Les collections qu’il rapportera sont destinées à enrichir les collections du Muséum d’histoire naturelle de Paris.
— M. Ernest Olivier fait les communications suivantes :
1° Quand j'ai publié dans L’Abeille, il y a quelques années, la Revision des Lampyrides de la faune paléarctique, quelques espèces m’étaient restées inconnues. N'ayant pu en retrouver les types et les descriptions étant faites par leurs auteurs d’une façon très sommaire, j'avais dû les reléguer à la fin de mon travail. Parmi elles, était le Lampyre nommé par Mulsant : L. bicarinata.
L’individu typique existait dans la collection Godart, et notre collègue M. À. Argod-Vallon, qui est aujourd’hui possesseur de cette collection, s'est empressé, sur ma demande, de me communiquer cet Insecte, Je lai reconnu pour être Nyctophila Reichei J. Duv., var. hispanica Ern. Oliv. Mulsant lui donne la Corse pour patrie, mais, à ma connais- sance, il n’y a pas été repris depuis, et ce serait la seule fois qu’une des variétés de Nyctophila Reichei aurait été capturée dans cette île. On est donc fondé à conjecturer qu’il y a eu erreur sur la provenance de cet exemplaire. ;
2° J'ai reçu d’un de mes amis qui habite les environs de Saïda, dans la province d’Oran, un certain nombre d’Orthoptères, dont plusieurs sont intéressants. En voici la liste :
Anisolabis maurilanica Luc. — Forficula auricularia L. — Aphlebia trivittata Serv.— Loboptera decipiens Germ. — Periplaneta orientalis L. — Hierodula bioculata Burm. — Mantis religiosa L. — Fischeria boetica Ramb. — Ameles spallenziana Rossi. — Truæalis unguiculata Ramb. — Stenobothrus pulvinatus Fisch. — S. Lucasi Bris. — Stauronotus Genei Ocsk. — S. maroccanus Thunb. — Epacromia strepens Latr. — ŒÆEdi- poda graciosa Serv. — OŒ. fuscocincta Luc. — Pachytylus nigro-fascia- tus Deg. — Pyrgomorpha grilloides Latr, — Acridium ægyptium L. — Schistocerca peregrina Oliv. — Caloptenus italicus L. — Pamphagus elephas L. — Phaneroptera quadripunctata Brunn. — Locusta viridis- sima L. — Platyclæis laticauda Brunn. — Decticus albifrons Fabr. — Ephippiger Lucasi Brunn. — OŒEcanthus pellucens Scop. — Gryllus campestris L. — G. bimaculatus Deg. — Platyblemmus umbraculatus L. — Gryllotalpa vulgaris Latr.
IN et ATEN J ee F1 DA ON" [286 ! jt 272) de [us LA NEA Bi] LE NP RL" LS RE E ON HALO ESA EN LS Ed ere. CESR NT RE UL ES h.! ps Fa % IN 7 MRC ÿ= REA VA Le AL) QI RUE TT A LR ge ‘ à F ! LE RTE ES Ds { “ ° 20m PANTTE Fa dr ” L'LUe + 4 : PAPA LET . 4
XLVI Bulletin entomologique, — M, le D' H. Sénac envoie la communication suivante :
J'ai reçu tout dernièrement, de M. Gestro, communication d’un exemplaire de Pimelia Latreillei Sol., var. permixta mihi (sericea Sol., nec OI.), qui aurait été recueilli dans le pays des Somalis. On ne con- naissait jusqu'ici qu’une seule Pimelia de cette localité, P. Hildebrandti Har., var. ceuchronota Fairm. Ce serait donc un nouvel habitat de | P. Latreillei, qui se trouve surtout en Égypte.
Il est infiniment probable,que la var. denticulatu Sol., de cette même espèce, n’a jamais été prise aux îles Baléares, localité indiquée par Solier. Il en est de même de la variété balearica Sol., de Pimelia sericea OI. (asperata Sol.), bien qu’elle soit encore indiquée, sans signe de doute, des îles Baléares dans la dernière édition du Catalogue Reitter et Weise.
— MM. L. et J, de Joannis communiquent une liste de Lépidoptères recueillis par A.-L. Montandon à Bucarest et aux environs :
M. A.-L. Montandon ayant eu l’obligeance de nous envoyer un certain nombre de Lépidoptères de Bucarest et des environs, il nous a semblé utile d’en publier la liste; un bon nombre d’espèces appartiennent éga- lement à l’Europe occidentale, mais, telle quelle, cette liste contribuera à faire connaître la faune roumaine ; nous espérons d’ailleurs pouvoir la compléter ultérieurement.
Les deux localités d’où proviennent les espèces recueillies (sauf une) sont Bucarest et Comana ; elles sont désignées par : (B) et (C). On peut voir, dans le Bull. Société Études scient. d'Angers (année 1880, p. 43), la description de cette région faite par M. A.-L. Montandon. Les envi- rons immédiats de Bucarest sont assez monotones, ce sont des terrains d’alluvion formant de grandes plaines preque dénudées et coupées de nombreux marécages, le climat est à températures extrêmes ; à quelques liéues au sud, à mi-chemin entre Bucarest et le Danube, se trouve Comana, petite station du chemin de îer qui conduit à Giurgevo; là, des collines, tranchant sur le pays environnant, sont recouvertes de forêts de Chênes et de Hêtres.
Dans la liste suivante, on a suivi le Catalogue de MM. Staudinger et
Wocke : I. MACROLÉPIDOPTÈRES.
4. Rhopalocères : Papilio Machaon L. (B). — Thais Polyxena Schiff. (B). — Parnassius Mnemosyne L. (C). — Pieris Daplidice L. (C), —
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Séance du 24 février 1892. XLVII
Leucophasia sinapis L. (C). — Polyommatus Thersamon Esp. (B). —
… Polyommatus Phlæas L. (B). — Lycæna Astrarche Bgstr. (Agestis) (B).
— Nemeobius Lucina L. (C). — Neptis aceris Lep. (C). — Vanessa Egea Cr. (B). — Vanessa urticæ L. (B). — Vanessa Io L. (B). — Vanessa Ata- lanta L. (B). — Vanessa cardui L. (B). — Melitæu Maturna L. (B). — Melitæa Cinæia L. (B, C). — Melitæa Arduinna Esp. (B). — Melitæa Phoebe Kn. (B). — Argynnis Daphne Schiff. (B). — Melanargia Galathea L. (C). — Epinephele Janira L. (B). — Spilothyrus altheæ Hb. (B).
2. Hétérocères : Deilephila porcellus L. (B). — Thyris fenestrello Scop.
(G). — Zygæna filipendulæ L. (C). — Syntomis Phegea L. (B). — Calli- : . genia miniala Forst. (B). — Lithosia muscerda Huïfn. (B). — Arctia . villica L. (B). — Hepialus sylvinus L. (CG). — Epichnopteryx bombycella
Schiff. (B). — Fumea pectinella F. (B). — Bombyæ rubi L. (C). — Satur- nia Spini SChiff. (B). — Saturnia cæcigena Kup. (B).
Acronycta rumicis L. (B). — Agrotis C-nigrum L. (B). — Agrotis ypsilon Rott. (B). — Neuronia popularis F. (B, C). — Mamestra splen- dens Hb. (C). — Mamestra oleracea Li. (B). — Mamestra trifolii Rott, {(chenopodii) (B). — Valeria oleagina F. (B). — Leucania L-album L. (B).— Grammesia trigrammica Huin. (C). — Caradrina quadripunctata F. (cubicularis) (C). — Caradrina Kadenii Frr. (C). — Caradrina ambi- qua FE. (plantaginis) (B). — Tæniocampa miniosa F, (B). — Pachnobia rubricosa F. (B). — Xylomyges conspicillaris L. (B). — Plusia triplasia L. (B). — Plusia gutta Gn. (B). — Plusia gamma L. (B). — Ædia fu- nesta Esp. (B, C). — Heliothis armiger Hb. (B).— Acontia luctuosa Esp. (C). — Agrophila trabealis Sc. (B). — Euclidia glyphica L. (C). — Ga- tocala nupta L. (B). — Hypena rostralis L. (B).
Acidalia margine-punctata Güz. (B). — Eurymene dolabraria L. (C). — Venilia macularia L. (C). — Hybernia aurantiaria Esp. (Balcesci, district Arges). — Hybernia marginaria Bkh. (CG). — Hybernia defo- liaria CA. (C). — Lythria purpuraria L. (B). — Siona decussata Bkh. (C). — Anaïlis plagiata L. (B). — Cheimatobix brumata L. (C). — Gi- daria fluctuata L, (B).
IT. MICROLÉPIDOPTÈRES. Cledobia moldavica Esp. (B). — Eurrhypara urticata L. (C). — Bo-
tys cespitalis Schiff. (C). — Botys croccalis Hb. (C). — Botys ruralis Sc. (C). — Euwrycreon sticticalis L. (B). — Nomophila noctuella Schiff,
(B). — Hydrocampa nymphæata L. (C). — Crambus craterellus Sc. (GC).
— Crambus contaminellus Hb. (B). — Pempelia semirubella Sc. (B). — Homoeosoma sinuella F. (B). — Melissoblaptes anellus Schifr. (B).
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XLVIII Bulletin entomologique.
Cochylis Schreibersiana Frœl. (B). — Cochylis posterana Z. (B). — Penthina variegana Hb. (B). — Penthina pruniana Hb. (B). — Penthina lacunana Dup. (B). — Grapholitha Woœberiana Schiff. (B). — Carpo- capsa pomonella L. (B).
Euplocamus anthracinalis Sc. (B). — Blabophanes rusticella Hb. (B). — Tinea fuscipunctella Hw. (B). — Tineola Biselliella Humm. (B). — Adela Croesella Sc. (C). — Hyponomeuta padellus L. (B). — Plutella cruciferarum Z. (B). — Cleodora lineatella Z. (B).
— M. C. Brongniart, au nom de M. A. Peytoureau, donne une note sur une nouvelle variété de Dytique :
Les environs de Bordeaux présentent une variété de Dyfiscus margi- nalis qui diffère par plusieurs caractères de la var. conformis (Kunze).
Comme chez cette dernière, les élytres de la femelle sont absolument lisses. Elle diffère de celle-ci par l’aspect des stigmates, qui n’offrent : pas les deux peignes ordinaires de soies raides; ces stigmates, Circu- laires et de taille réduite, présentent un double repli, latéral et interne, des téguments, qui sert de point d'insertion à de petites masses mus- culaires. Les derniers zoonites abdominaux sont relativement glabres.
Les pièces latérales de l’armure génitale, au lieu de se souder au- dessus de l’anus sur la ligne médiane dorsale, présentent un moindre développement, et chacune d’elles se recourbe à l'extrémité postérieure en un double crochet, qui se termine par un filament aponévrotique.
D’après les idées de Kiesenwetter sur le polymorphisme des femelles de Dytique, cette nouvelle variété devrait être considérée provisoire- ment, non comme une forme de passage, mais comme le dernier terme de l’évolution des Dytiques.
— M. le Secétaire, au nom de M. F. Heim, communique les notes suivantes :
4° La chenille de Saturnia pavonia L. présente à sa face dorsale plu- sieurs séries de tubercules orangés où s’implantent cinq à six soies raides. Pour me rendre compte de la fonction de ces tubercules, j'ai fait quelques expériences.
Si on saisit avec une pince l’extrémité terminale d’une des soies, elle se plie et se brise difficilement. Si la pince serre au contraire la base de ce filament, il se brise aussitôt et on peut voir qu’il est creusé d’une cavité hors de laquelle fait brusquement saillie une goutte d’un liquide clair et réfringent.
Séance du 24 février 1892. XLIX
On peut recuillir cinq à six gouttes de ce liquide, à chaque fois que l'on brise une soie, on peut donc, sur chaque goutte, tenter quelques essais microchimiques. Tout d’abord, le liquide est dépourvu de tout élément figuré. L’absence de leucocytes permet immédiatement d'affirmer que le réservoir de ce poil n’est pas en communication directe avec la cavité générale.
Le liquide ne se trouble ni par la chaleur, ni par l’acide nitrique, il
ne contient donc pas de matières albuminoïdes. Il est assez fortement acide et agit sur le papier de tournesol.
Calciné sur une lamelle à la lampe à alcool, il laisse un résidu incom- bustible ne dégageant pas l'odeur de corne brûlée (caractère des albumi- noïdes). Ce sont des cendres minérales. Ces cendres contiennent de la chaux, car leur solution donne un précipité microscopique avec l'acide oxalique ; elles ne contiennent pas de soude, car, placées dans la flamme de la lampe à alcool, elles ne donnent pas la teinte jaune de la lumière du sodium. Le nitrate d’argent n’y donne pas de précipité, d’où absence de chlorures. L’acide acétique ou chlorhydrique les décomposent en dégageant quelques bulles ; ces cendres semblent donc être composées surtout de carbonate de chaux.
Quelques gouttes de ce liquide portées sur la cornée d’un animal Virritent légèrement. Il me paraît probable que les soies de cette chenille sont un organe de défense. Quand un ennemi la saisit par ces appendices, ils se brisent et aussitôt une goutte de liquide acide, irri- tant, jaillit, et lui fait lâcher prise. Le liquide, en séchant rapidement, obture l’ouverture de la soie. A chaque fois qu’une soie est brisée, l’animal perd un moyen de défense, mais leur grand nombre supplée à cette perte. Chaque soie est certainement en communication avec um organe glandulaire et l’ensemble de ces glandes constitue sans doute le tubercule orangé, porteur des soies.
2° M. F. Heim a étudié le pigment rouge écarlate des téguments du Trombidion du Faucheur, petit Acarien qui enfonce son rostre dans les téguments de son hôte et est ainsi transporté par lui, en même temps qu’il pompe sa nourriture. On sait, depuis les recherches de M. Mégnin, que ce Trombidion est la larve de Trombidium fuliginosum Herm., espèce phytophage à l’âge adulte (Ann. Sc. Nat., série 6, 1877).
Ce pigment se dissout dans alcool, l’éther, le chloroforme, le sulfure de carbone, en donnant des solutions d’un beau rouge.
L’acide sulfurique concentré, ajouté à ces solutions, les colore en bleu
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L Bulletin entomologique.
foncé, l'acide nitrique fumant en vert pâle. La solution d’iode dans l’iodure de potassium est sans action.
Ces caractères suffisent à classer ce corps parmi les lutéines ou lipo- chromes; il paraît être identique ou du moins très voisin du pigment rouge des Crustacés : la zoonérythrine de CG. de Mérejkosky.
Les solutions de cette lutéine absorbent les rayons rouges du spectre en partie, ainsi que la plus grande partie des rayons ultra-violets, quand on les examine au microspectroscope. Elles se décomposent rapidement à la lumière et donnent une teinie jaune paille.
C’est, je crois, la première fois qu’une lutéine rouge bien caractérisée est indiquée chez les Arachnides. Son rôle est, selon moi, un rôle pho- tochimique, capable de modifier énergiquement les phénomènes de nu- trition qui se passent dans l’hypoderme.
-— Au sujet de la communication de M. F. Heim, M. le D' R. Blanchard rappelle les recherches qu’il a faites, en 4890, sur le pigment rouge des Diaptomus denticornis Wierzejski et baccilifer Koelbel, Crustacés Copé- podes qu’il a rencontrés dans les nombreux lacs qui couvrent les som- mets des montagnes avoisinant Briançon. Ces lacs sont compris pour la plupart entre des altitudes de 1,800 à 2,500 mètres.
L'étude de ces Copépodes lui a permis de rapprocher leurs pigments rouges de ces pigments rouges très répandus dans le règne animal, chez les Éponges, Échinodermes, Crustacés, Tuniciers, peu connus encore, et qui ont reçu le nom collectif de lutéines, lipochromes.
Cependant, par la comparaison, il a constaté certaines différences qui éloignent les lutéines ou lipochromes des animaux des groupes signalés plus haut du pigment des Diaplomus. Ce pigment présente une frap- pante ressemblance, tant au point de vue spectroscopique qu’au point de vue des réactions, avec la carotine, C26 H38, substance que M. Arnaud a étudiée d’une façon si complète, et qui existe, comme on sait, dans la feuille de tous les végétaux verts, ainsi que dans la racine (Carotte) ou le fruit (Tomate, Potiron) de quelques-uns.
Il est très probable que le pigment signalé par M. F. Heim dans Trombidium fuliginosum appartient, comme il l'indique du reste, à l’un des groupes des lutéines ou lipochromes signalés chez les Crustacés.
— M. le D'R. Blanchard présente, par la même occasion, un certain
nombre de larves d’OEstrides cuticoles et fait une communication sur les OEstrides américains, dont la larve vit dans la peau de l’homme.
Son mémoire paraîtra dans les Annales de la Société, avec figures.
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Seance du 24 février 1892. LI
— M, L. Villard, de Lyon, adresse la description d’un Cérambycide nouveau, du Japon :
Clytus (Xylotrechus) Villioni, n. sp. — Téte couverte de poils jaunes, creusée dans son milieu d’une strie profonde, noire et brillante, naissant sur l’épistome, faiblement bicarénée à la hauteur des antennes et continuée en arrière jusque sur l’occiput, — Antennes robustes, ne dépassant pas le calus huméral ; les six premiers articles roux, les sui- vants noirs, — Corselet transverse, épais, gibbeux ; brun noir, orné de deux bandes d’un tomentum jaune orangé; la première bande, plus large, après le bord antérieur ; la deuxième bande, post-médiane, un peu plus étroite, interrompue de chaque côté par une tache vague rem- brunie ; offrant sur le milieu du disque une sorte de losange allongé, haissant sur le bord antérieur, brillant, chargé de petites aspérités, avec
un faible sillon longitudinal. — Écusson plus large que long, échancré
en arrière, brun velouté, avec une apparence soyeuse fauve sur. les bords. — Élytres égalant aux épaules la largeur maxima du pronotum, faible- ment rétrécis d'avant en arrière, obliquement tronqués à l’extrémité; environ trois fois et demie aussi longs que le corselet; hérissés à la base de poils fauves plus allongés que ceux qui forment le dessin des élytres; noirs, ornés de six bandes d’un duvet jaune orangé; les deux premières plus foncées que les autres; la première naissant un peu bas sous le calus huméral qu’elle remonte légèrement, suit la base (qu’elle ne touche pas) jusqu’à l’écusson, descend le long de la suture sur un cinquième de la longueur de l’élytre, puis se recourbe brusquement pour former la deuxième bande, qui se dirige en biais vers le bord marginal ; la troisième, plus large à sa naissance sur la suture, se dirige vers le bord externe un peu moins obliquement que la deuxième; la quatrième, sur les trois cinquièmes de la suture, court vers la marge parallèlement à la troisième ; les cinquième et sixième couvrent l’extré-
_ . mité de l’élytre ; réunies d’abord à la suture, elles sont ensuite séparées
l’une de l’autre par une bande noire, mal définie en arrière, formée par la couleur foncière. Aucune des bandes jaunes (excepté l’apicale) ne
. touche le bord marginal. — Pattes rousses. — Abdomen couvert d’un
tomentum jaune, avec le tiers basilaire de tous les segments noir brun. — Long. 23 mill. ; larg. 6 mill.
Patrie : environs de Kioto (Japon). — Je dédie cette espèce à M. A. Villion, missionnaire au Japon, qui ne cesse, depuis de longues années, d'enrichir ma collection du produit de ses recherches.
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LIT Bulletin entomologique.
— M. M. Pic communique les notes suivantes :
1° Conizonia Leprieuri, n. sp. — C. Allardi vicina sed antennis rufescentibus, elytris truncatis magnitudineque differt. — Long. 12—13 mill,
Modérément étroit, noir revêtu de pubescence grise et brune. Tête et prothorax assez fortement et rugueusement ponctués sur les côtés, ce dernier offrant en son milieu et sur ses côtés en dessous des bandes de duvet gris ; sur chacun des côtés en dessus une bande brunâtre ; il est un peu arrondi et renflé au milieu, et offre une ponctuation plus écartée sur le disque, très serrée sur les côtés. Écusson garni de duvet gris. Élytres éparsément ‘ponctués avec les épaules légèrement saillantes, assez atténués et tronqués un peu en oblique à l’extrémité, leur dessus assez plan, présentant une côte externe bien nette avec la trace d’une seconde sur le milieu. Suture garnie de duvet jaunâtre ; de chaque côté, une bande brune située dans le prolongement des bandes brunes pro- thoraciques, diminuée à l’extrémité avec le bord rabattu, un peu revêtu de même duvet, le reste des élytres à duvet gris. Pygidium assez long, vaguement tronqué, gris, peu poilu.
Dessous du corps et pattes à duvet gris assez épais, celles-ci courtes et noires. Antennes courtes et épaisses, rougeâtres à partir des 3°, 4° ar- ticles, à 4°, 3° et 4° articles presque égaux. Femelle un peu plus large et à antennes plus courtes.
Quelquefois le prothorax, par suite d'épilation, n'offre pas de bandes nettes, il a une courte ligne élevée, brillante près de la base,
Bône (Algérie), & 9. D'une taille plus forte que C. Allardi Frm., avec les élytres bien tron-
qués au lieu d’être plus ou moins arrondis, enfin les antennes plus épaisses, presque entièrement rougeâtres.
Je dédie cette espèce à notre sympathique collègue, dans la collection duquel je lai trouvée et qui, généreusement, me l’a offerte.
2° Je profite de l’occasion pour signaler quelques corrections à ap- porter à mon travail (Matériaux pour servir à l'Étude des Long., I, juin, 1891), et pour y ajouter quelques espèces non indiquées de Ia faune algérienne :
Brachyta (v.) atrata du Catalogue, p. 3, devra être supprimé et remplacé par (v.) nigrita, nom préoccupé dans la brochure.
Séance du 24 février 1892. LIL
Liopus femoratus Frm., indiqué de l’Edough sur ma feuille d’addenda et corrigenda est à supprimer ; les Liopus algériens forment une espèce nouvelle (Liopus Bedeli Pic) dont la description paraîtra prochainement dans L’Abeille.
Devront être ajoutées au Catalogue les espèces et variétés suivantes :
Grammoptera angustata Pic et auricollis, var. luciolipes Pic (Descrip- tions données dans L’Abeille), — Bône, Edough.
Stenopterus (v.) inustulatus Pic (Échange, 86). — Algérie, Clytus clavicornis Reiche. — Edough.
Liopus Bedeli Pic. — Edough.
Conizonia Leprieuri Pic, n. sp. — Bône.
3° Je dois à M. E. Abeille de Perrin la connaissance d’une capture fort intéressante, c’est celle de Lucasianus Levaillanti Luc., recueilli cette année par M. Ancey fils, à Berrouaghia.
— M. C. Emery, de Bologne, écrit :
4° Mon mémoire sur les Fourmis d’Assinie était déjà imprimé lorsque j'ai recu de M. E. Bergroth une Fourmi trouvée attachée au rostre d’un Pentatomide, provenant également des chasses de M. G. Alluaud dans ce territoire. Cette Fourmi appartient à une espèce nouvelle :
Crematogaster striatulus, n. sp. — Operaria. Piceo-nigra, man- dibulis, flagellis tarsisque rufescentibus, parce pubescens, vix pilosa, capite antice opaco, postice subnitido, toto confertim subtilissime striato cum punctis minutis piligeris, antennarum clava crassa triarticulata, thorace subnitido pronoto postice subplano et utrinque gibberulo, mesonoto convexo, medio elevato, hoc et metanoto basi regulariter striatis, spinis _rectis, acutis, fere horizontalibus, divergentibus , superficie metanoti declivi nitida, lævi, petioli segmento 1° antice rotundato, postice angus- tato, superne superficie obliqua subplana, nitidissima, 2° globoso longi- trorsum striato, sine sulco longitudinali, reliquo abdomine nilido, pedi- bus absque pilis erectis. — Long. 2,6 mill.
Cette espèce est relativement facile à reconnaître dans le chaos des Crematogaster africains, grâce à sa sculpture nette et caractéristique. La tête est un peu plus large que longue, couverte, ainsi que l’épistome, de stries très fines et serrées, plus profondes sur la partie antérieure et entremélées de petits points d’où partent les poils de la pubescence ; ces points sont plus gros et plus nombreux en avant. La tête est tout à
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LIV Bulletin entomologique.
fait mate en avant; vers l’occiput, sa sculpture s’efface insensiblement et devient extrêmement superficielle, à peine reconnaissable à l’aide d’une forte loupe et la surface est alors un peu luisante. Les mandibules sont courtes, densément striées. Les antennes sont remarquables par leur massue épaisse, de trois articles, dont le premier est à peu près aussi long que le suivant, quoique moins gros. Le pronotum est déprimé dans sa partie postérieure qui est faiblement concave dans le sens trans- vérsal, tandis qu’à droite et à gauche cette surface concave est limitée par une sorte de bourrelet ou de tubercule allongé. Le mésonotum est convexe, non bordé latéralement, avec un faible relief longitudinal médian ; il est séparé du métanotum par un sillon profond. Le pronotum est lisse, avec quelques faibles rides longitudinales ; le mésonotum et la face basale du métanotum sont gravés de stries assez régulières, bien plus fortes que celles de la tête; la face déclive de ce dernier est lisse et luisante; les côtés du corselet sont ponctués. Le premier segment du pédicule est plus long que large, élargi et arrondi en avant, rétréci en arrière, avec les côtés à peine échancrés dans leur moitié postérieure ; les deux tiers antérieurs environ de sa face dorsale sont occupés par une surface à peu près plane, oblique, lisse et luisante. Le deuxième segment est subglobuleux, longitudinalement ridé, sans sillon médian. L’abdomen proprement dit est lisse, sauf les points piligères, et très luisant. Quelques longs poils dressés sur le devant de la tête, le thorax et l'abdomen ; les antennes et les pattes n’ont qu’une pubescence oblique, assez courte.
2 Un lot important de Dorylides d'Afrique, reçu tout dernièrement, me met en mesure de compléter et rectifier quelques points de mon mémoire :
ANOMMA ARCENS Westw. — Ceite race se trouve aussi au Gabon; un exemplaire de cette provenance est vraiment énorme : longueur totale (sans mandibules) 13 mill.; largeur de la tête 3,8 mill.
À cette occasion, je corrige une faute d'impression qui s’est glissée dans mon tableau de mesures à la page 554 : 1° colonne, 2° ligne, au lieu de 3,75, lisez : 3,35.
DorxLus NIGRICANS Ill. — Un exemplaire de Sierra-Leone se rapporte, par ses dimensions, à la petite forme que je regarde, pour cela, comme représentant le type de Shuckard, J'ai reçu la même forme du Gabon.
Dorvzus AEGYPTIAQUS Mayr., que j'ai regardé à tort (p. 570) comme
Séance du 24 février 1892. LV
synonyme de D. affinis Shuck., en diffère par ses ailes plus pâles, presque incolores et ses mandibules un peu moins épaisses à la base, Je ne crois pas que ces différences méritent d’être regardées comme spécifiques, mais elles suffisent à établir une variété géographique bien caractérisée. La couleur de D. affinis (exemplaires de diverses localités de l'Afrique occidentale) varie du brun au jaune testacé; celle de D. aegyptiacus (2 exemplaires du Soudan, récoltés par Magretti) est jaune testacé.
— M. le baron Jules de Guerne présente, conservés dans l'alcool, les Crustacés mentionnés ci-après, et donne communication des deux notes suivantes :
4° Sur deux Phyllopodes nouveaux pour la faune des eaux douces de Madagascar (1) :
Les Crustacés inférieurs des eaux douces de Madagascar n’ont jamais été cherchés avec soin. Il n'existe guère à leur sujet, comme docu- ment précis, qu'une note tout à fait sommaire publiée depuis peu par M. Richard et moi (Bull. Soc. zool. de France, XVI, séance du 27 octobre 1891). C'est pourquoi je crois devoir signaler aujourd’hui, dans la grande île africaine, aux environs mêmes de Tananarive, la présence de deux Phyllopodes.
L'un et l’autre ont été décrits et figurés, d’une manière très complète, dès 1847, par le professeur Lovén (Kongl. Vetensk. Alcad., Hand. für ar 4845; Stockholm, 1847, p. 430-435, pl. 1v et v). Ils avaient été récueillis à Port-Natal par le voyageur suédois J. Walhberg. C’est à lui précisément qu'est dédiée l’une des espèces en question : Limnetis
Wahlbergi. Le genre Limmnetis, établi par Lovén, est fondé sur ce type. . .Trois exemplaires femelles seulement avaient été rapportés de Natal.
J'en possède treize de Madagascar, tous femelles également, semble-t-il. Leur taille est un peu supérieure à celle des individus de Lovén.
L'autre espèce appartient au groupe des Phyllopodes pisciformes. C'est Branchipus cafer. Lovén en a décrit les deux sexes d’après des spécimens longs de 45 mill., un peu plus grands que ceux de Mada- gascar. J'en ai reçu neuf mâles et trois femelles.
(1) Le seul naturaliste, à ma connaissance, qui ait parlé des Phyllopodes comme existant dans les eaux douces de Madagascar est le D: Voeltzkow. Maïs aucun des Crustacés mentionnés par lui n’a été déterminé (Zoolog. Anzeïg., XIV, 22 juin et 13 juillet 1891).
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LVI Bulletin entomologique.
Les renseignements me manquent sur le degré de fréquence de ces animaux, mais il est fort probable qu’on les rencontre en grande quan- tité quand le hasard les fait découvrir, comme c’est le cas ordinaire pour les Crustacés de ce groupe.
Quoi qu’il en soit, ce Branchipus offre un intérêt considérable au point de vue de la géographie zoologique. Il paraît en effet démontré, par les études de Daday (Conspectus specierum Branchipodorum [sic !] faunæ hungaricæ, Budapest, 1888, p. 289), que Branchipus cafer n’est autre chose que la forme européenne B. auritus Koch = B. torvicornis Waga (voir E. Simon, Ann. Soc. ent. Fr., 1886, p. 443). Mais avec celle-ci doivent être identifiés à leur tour : B. rubrocaudatus Klunzinger, B. vi- treus. Brauer, B. similis Baird, B. texanus Packard, B. floridanus Pac- kard, B. Seali Ryder; bref, à peu près toutes les espèces du genre Streptocephalus de Baird (1).
D'où il résulte que ce Branchipus en question se trouve en Bavière, en Autriche, en Hongrie, en Bohême, en Pologne, en Russie, en Égypte, dans le Sahara, dans l’Amérique du Nord, en Floride, au Texas, au Mexique, aux Antilles (Saint-Domingue), enfin à Port-Natal et à Ma- dagascar.
En ce qui concerne la distribution géographique, ces faits n’ont rien de surprenant lorsqu'il s’agit d'êtres aussi faciles à disséminer que les Phyllopodes. Quant à la présence simultanée des mêmes espèces à Port- Natal et à Madagascar, elle semblera en particulier toute naturelle si l’on songe que beaucoup d’Oiseaux, et notamment des Palmipèdes, tra- versent le canal de Mozambiquè pour se rendre du continent dans Pile ou inversement (2). La faune des eaux douces doit, en conséquence, présenter de grandes analogies de chaque côté du détroit.
2 Sur Cryptopus Defrancii Latreille, Mysidé nouveau pour la faune des Açores :
Le capitaine Chaves, dont le zèle scientifique a déjà tant contribué à étendre nos connaissances sur la faune des Açores, m’a envoyé der- nièrement deux exemplaires d’un Crustacé marin des plus remar-
(1) Daday fait remarquer avec raison que les différences signalées entre toutes ces espèces n’excèdent pas les variations observées chez le seul Arlemia salina par exemple.
(2) Voir Grandidier, Hist. phys., nat. et polit. de Madagascar, vol. XI, Oi- seaux, p. 742.
SEPT D E A7 3 En
Séance du 24 février 1892. LVII
quables. Bien que le professeur P.-J. van Beneden vienne d’en publier une intéressante étude, faite précisément d’après des spécimens de même provenance (1), je crois devoir en dire quelques mots. Leur aspect singulier justifie assez cette présentation, motivée d’ailleurs par l'oubli où semble être resté, depuis une cinquantaine d’années, le genre auquel ils appartiennent.
Ce sont des Cryptopus, et Latreille, qui les nomma (Règne animal de Cuvier, IV, p. 100, 1829), en les décrivant d’une façon sommaire, re- connut parfaitement leurs véritables affinités. Placés, dès l’origine, auprès des Mysis, ils ont été, à tort, rapprochés plus tard des Nebalia par J.-E. Gray, sous le nom de Cerataspis (Spicileg. zool., fasc. I, 1830). Le professeur P.-J. van Beneden propose de créer pour eux, parmi les Schizopodes, une famille nouvelle (Cryptopodidés), voisine des Euphau-. siidæ, et présentant avec celle-ci le caractère commun d’être dépourvue, de marsupium.
Les Cryptopus, malgré leur faciès de larves, sont des animaux adultes ; on leur a trouvé l'ovaire et des œufs fixés aux soies des pattes ou même renfermés dans la loge branchiale. Toutefois, je ne puis rien dire des mâles.
Il est fort probable que ces Crustacés appartiennent à la faune bathy- pélagique. La forme de leur carapace est telle que Pair s’y introduit facilement pour n’en plus sortir dès qu’ils touchent par hasard la surface. Ainsi changés en flotteurs, ils restent exposés à la voracité des Poissons. Sans doute ils n'arrivent au contact de l'atmosphère que lorsqu'ils sont surpris et poursuivis. Tel était le cas près de Säo-Miguel, aux Açores. L’attention du capitaine Chaves fut en effet attirée par les sauts d’une bande de Dorades (Coryphænu equisetis L.) qui faisaient la chasse à un essaim de Cryptopus. Un vingtaine de ces Crustacés, en parfait état, purent être recueillis dans deux Dorades dont les pêcheurs réussirent à s'emparer.
La plupart des Crypiopus qui figurent dans les collections ont proba- blement une origine analogue. Ceux du British Museum, étudiés par J.-E. Gray ont été trouvés dans l’estomac d’un Dauphin, sur la côte du Brésil. Un individu, décrit et figuré par Quoy (Magas. de Zool., 1839, Crust., pl 1), avait été pris dans une Bonite par le commandant Leps. Enfin, le professeur P.-J. van Beneden cite des Cryptopus, de prove-
(1) Une nouvelle famille dans la tribu des Schizopodes (Bull. Acad. roy. de Belgique, 1891, n° 12). Bulletin bimensuel no 4. b
LVIL Bulletin entomologique.
nance inconnue, conservés à Liège. Sur l’un d’eux se trouve encore fixé un Distome. Contrairement à l'opinion de mon savant collègue, qui considère ce Trématode comme un parasite du Crustacé, je suis porté à croire qu'il s’agit d’un Ver, très répandu chez les Scombéroïdes, et qui est simplement resté adhérent à un animal extrait de l’estomac d’un Poisson.
Quoi qu’il en soit, tous les Cryptopus que je viens de citer appar- tiennent à la même espèce, C. Defranciü Latreille. Grâce à l’obligeance de M. Charles Brongniart, j'ai pu voir au Muséum les types de Latreille, étiquetés comme venant de la Méditerranée, mais qui semblent iden- tiques, autant qu’un examen rapide m'a permis d’en juger, aux Crypto- pus des Açores. L'espèce est sans doute répandue dans les zones chaude et tempérée de l'Atlantique.
Guérin-Méneville a décrit (Iconogr. du Règne anim.., II, Crust., p. 47), en reprenant sans motif le nom générique de Gray, postérieur à celui de Latreille, un Cerataspis Petiti, trouvé en pleine mer dans l’océan Indien et qui doit rentrer dans le genre Cryptopus.
— M. J. Croissandeau, d'Orléans, fait une communication verbale qui se résume ainsi :
Silotrupes epistomalis Muls., que l’auteur a décrit sur des exem- plaires du midi de la France, diffère des Geotrupes en ce qu'il a l’épi- stome en demi-cercle, comme les Thorectes, et de ceux-ci parce qu'il est ailé.
Entre autres caractères différentiels, il cite notamment les tibias anté- rieurs &, dont la dent apicale externe est tronquée et non sinuée, tandis qu’elle est bifide chez les Thorectes.
Cette espèce, qu’on n'aurait jamais retrouvée en France, et qui est portée comme exotique dans le dernier Catalogue allemand, ne serait autre que l’Insecte répandu dans les collections sous le nom de Geotrupes vernalis, var. alpinus. Mais la dent du mâle est légèrement sinuée.
M. J. Croissandeau n’a jamais pu obtenir communication des types. Il ne peut donc juger la question de synonymie. Mais, si l’Insecte dont il parle, qu’il a recueilli en nombre à Saint-Martin-Lantosque et qu’il possède de Collioure et d'Autriche, n’est pas Sülotrupes epistomalis, ce n’est certainement pas Geotrupes vernalis.
D'autre part, rien ne prouve que G. vernalis, var. alpinus type, ne soit pas un vrai Geotrupes. |
Séance du 24 février 1892. * TA
Dans le cas où l’Insecte en question ne serait conforme ni au Silotrupes de Mulsant ni au type de G. vernalis, var. alpinus, il devra porter le nom de Silotrupes Auverti.
— M. C. Brongniart offre pour la Bibliothèque des tirages à part de divers mémoires qu’il a publiés l’année dernière et cette année. IL ajoute ce qui suit :
1° À propos de la communication faite dans la séance du 27 janvier sur les Criquets pèlerins par son collègue M. J. Künckel d’'Herculais, M. C. Brongniart tient à indiquer qu’il a précisé les diverses colorations par lesquelles passent les Criquets depuis leur éclosion jusqu’à l’état adulte (1). Il n’a pas manqué de citer M. J. Künckel, comme il conve- nait, à propos de la première mue, Il assistait à la séance de la Société d'Agriculture d'Alger, dans laquelle M. J. Künckel annonçait les obser- vations qu'il avait faites sur la première mue des Criquets. M. C. Bron- gniart a fait remarquer qu’en 1881 il avait observé et signalé le même fait pour la première mue des Mantes (2).
Dans le journal {Dépêche algérienne, 19 mai) qui a donné un compte rendu de la Société d'Agriculture d’Alger du 46 mai 4891, il n’est nul- lement question des diverses colorations des Criquets depuis leur nais- sance jusqu’à l’état adulte.
M. C. Brongniart a montré, le 21 septembre 4891, à l’Académie des Sciences des Criquets pèlerins vivants à tous les âges.
2 M. C. Brongniart insiste sur ce fait qu'il a été le premier à signaler des formes Botrytis qu’il rapprochait de la Muscardine (3); et, répon- dant à des notes de M. A. Giard, il tient à dire que les Botrytis, qu’il a observés, d’abord seul, puis en collaboration avec M. Delacroix, ne sont pas des états jeunes d’un autre Champignon. M. C. Brongniart a suivi dans leur développement, sur des cultures pures, quatre Cham- pignons différents, dont deux formes Botrytis parasites des Criquets; les autres : Fusarium acridiorum Brong. et Delac. (— Lachnidium acri- diorum Giard) et Cladotrichum leptophyei Corda (— Polyrhizium lep- tophyei Giard).
MM. GC. Brongniart et Delacroix en ont obtenu des cultures pures, et (1) C.R. Acad. des Sc., 21 septembre 1891.
{2) Ann. Soc. ent. Fr., 6° série, T. I, p. 449, pl. 13. (3) C. R. Acad. des Sc., 8 juin 1891.
LX Bulletin entomologique.
ces Cryptogames n’ont jamais donné à leur début la forme Botrytis, que M. A. Giard considère comme l’état jeune du Fusarium.
M. C. Brongniart a donc constaté sur les Criquets pèlerins, non seule- ment les formes saprophytes signalées par MM. J. Künckel et A. Giard, mais aussi des formes Botrytis. Les formes saprophytes ne peuvent agir aucunement sur les Insectes nuisibles, tandis que les formes Botrytis peuvent tuer rapidement les Criquets et d’autres genres d’Insectes.
— M. À. Giard envoie une note sur une Laboulbéniacée nouvelle (Thazxteria Künchkeli, nov. gen. et sp.), parasite du Carabique Mormolyce phyllodes Hagenbach :
En octobre 1851, Ch. Robin présentait à la Société de Biologie la des- cription d’un Champignon entomophyte découvert presque simultané- ment par Rouget et Laboulbène sur des Coléoptères du genre Brachinus, et, dans la séance suivante, le même naturaliste, en collaboration avec le cryptogamiste Montagne, indiquait les caractères qui devaient faire de ce Champignon le type d’un genre nouveau. Le genre Laboulbenia fut établi d’une façon définitive en 1853, dans l'Histoire naturelle des vége- taux parasites, et devint plus tard le noyau d’une famille, les Laboulbe- miaceæ, généralement rattachée aux Ascomycètes, bien qu’elle s’écarte, à beaucoup d’égards, des formes ordinaires de ce groupe. Les travaux de Robin, de Karsten et surtout de Peyritsch nous ont fait connaître, en Europe, onze espèces de Laboulbéniacées vivant sur des Coléoptères (Carabides, Gyrinides, Dytiscides), ou sur des Diptères (Muscides, Nyc- téribiides), et réparties en cinq genres : Laboulbénia (7 espèces), Stig- matomyces, Helminthophana, Chitomyces et Heimatomyces. Deux Laboul- benia ont été signalés dans l'Amérique du Sud. Enfin, Roland Thaxter a récemment décrit dix-neux Laboulbéniacées de l'Amérique du Nord (douze Laboulbenia, deux Cantharomyces, un Stigmatomyces, deux Pey- rütschiella, un Zodiomyces et un Hesperomyces). Parmi ces espèces, une seule, Laboulbenia Rougeti Mont. et Robin, habite aussi l’Europe. Les autres sont nouvelles, et beaucoup appartiennent à des genres nou- veaux (1).
, (1) J'ai tout lieu de penser que le genre Cantharomyces Thaxter, parasite des Staphylinides, existe aussi en France. En effet, l'une des espèces américaines vit sur un Sunius et l’autre sur un Bledius (et non Blidius, comme l'écrit Thaxter). Or, Rouget dit avoir rencontré des Laboulbéniacées sur Paederus riparius L., type voisin des Sunius, et sur Ocypus olens Müller (Note sur une production parasite observée sur le Brachinus crepitans Fabr. in Ann. Soc. ent. Fr., 2e série, T. VIII, p. 21, pl. 3, fig. 1).
Séance du 24 février 1892. LXI
Grâce à l’obligeance de notre collègue M. J. Künckel d’Herculais, je puis aujourd’hui présenter à la Société un type également nouveau et très remarquable de Laboulbéniacée originaire des Indes orientales et parasite de l’étrange Carabique bien connu des Entomologiaiés, Mormo- lyce phyllodes Hagenbach.
Je propose pour cette magnifigue Fepeee le nom de Thaxteria Künckeli.
Le spécimen porteur du Champignon a été recueilli à Perak (presqu’ile de Malacca) par M. W. Doherty. Il appartenait à M. R. Oberthür, de _ Rennes, qui l’a offert au Muséum d'histoire naturelle de Paris, par l'intermédiaire de M. P. Lesne.
La Laboulbéniacée du Mormolyce est le géant de ce groupe de végé- taux. Tandis que lespèce la plus grande connue jusqu’à présent, La-
boulbenia elongata Thaxter, mesure en moyenne 538 w de son point d'attache sur l’Insecte à l’extrémité du périthèce et 950 x à l’extrémité des pseudo-paraphyses, Thaxteria Künckeli présente une hauteur qui varie de 3 à 4 millimètres chez les.grands exemplaires.
Le point le plus élevé est constamment le sommet des périthèces, qui, dans un exemplaire moyen, est séparé du crochet de fixation par une distance de 3,132 u. Le Champignon est donc parfaitement visible à l’œil nu. Il est répandu sur les bords aplatis du thorax et sur toute la surface des élytres, mais plus particulièrement sur la portion amincie en forme de samare qui les borde de chaque côté. On en irouve également, mais en moins grand nombre, à la surface inférieure de ce limbe ; enfin, un individu était fixé à la naissance de la patte antérieure droite.
En examinant l’Insecte en dessus à l’aide d’une loupe, on croirait voir une petite forêt ou mieux une plaine plantée d’élégants Palmiers minuscules. La couleur d’un brun foncé, semblable à celle de l'hôte, et la disposition générale fait penser d’abord à des productions chitineuses dépendant de la cuticule. Assez souvent, deux individus naissent au même point, ce qui s’observe aussi chez les Laboulbenia et provient de l’accolement des spores deux à deux.
À l'examen microscopique, l’aspect du Champignon est des plus gra- cieux. Il présente une forme parfaitement symétrique, qui n’existe pas en général chez les Laboulbéniacées.
Le réceptacle (4) multicellulaire est droit et va en s’épaississant gra-
(1) J'adopte, dans cette description, la nomenclature proposée par Roland * Thaxter dans ses deux mémoires : On some North American species of Laboul-
EX Bulletin entomologique.
duellement de la base au sommet. Il peut atteindre 4,450 à 1,500 x et se termine par une sorte de cupule d’où partent, de chaque côté, deux appendices latéraux et, au milieu, mais dans un plan antérieur, le pé- doncule du périthèce. Celui-ci est en forme de massue allongée, cylin-” drique, un peu aplatie, et mesure 864 y.
Il est aminci, conique à son extrémité, et se termine par un court rebord bilabié. Cette partie terminale translucide rappelle tout à fait la portion correspondante du périthèce de Stigmatomyces Karsten. Le cy- lindre sporifère est porté par un long pédicelle (810 à 820 ) d’un brun clair assez transparent. De chaque côté de la base de ce pédicelle naissent du réceptacle deux appendices pseudo-paraphysaires. Chacun d’eux se compose d’une base assez épaisse et longue de 80 H environ, qui se bifurque en deux branches mesurant 240 à 648 u. Ces branches princi- pales portent du côté externe 10 à 15 rameaux à peu près équidistants, légèrement renflés à leur point d'insertion. La plupart de ces rameaux sont brisés au sommet. Ils sont formés de trois à cinq cellules.
Lorsqu'ils sont entiers, ils ont à peu près 300 x de long et com- prennent une partie basilaire noire de 462 4 et une partie terminale transparente de 440 y. Celle-ci est d’abord aussi large que la portion basilaire, dont elle est séparée par une cloison ; mais, vers le tiers de sa longueur, elle devient brusquement plus étroite et s’amincit ensuite graduellement jusqu’à l’extrémité distale. Ces extrémités claires des pseudo-paraphyses sont parfois agglutinées plusieurs ensemble dans une sorte de ciment transparent.
Je n’ai pu étudier d’une façon suffisante ni les spores ni les états jeunes du Champignon, mais je n’ai pas encore terminé l’examen des nom- breux matériaux recueillis, et j'espère pouvoir combler plus tard quelques-unes des lacunes de la présente description.
il est curieux de constater que Thaxteria Künckeli paraît se rappro- cher plutôt des Stigmatomyces et des Helminthophana, parasites des Diptères, que des formes diverses rencontrées jusqu’à présent sur les Coléoptères. Toutefois l’existence d’un grand réceptacle multicellulaire et d’un pédicelle entre le réceptacle et le périthèce rappelle, dans une certaine mesure, des particularités du singulier genre Zodiomyces Thaxter, dont l’espèce type, Z. vorticellaria, est parasite de Hydro- combus lacustris.
beniaceae et Supplementary Note on North American Laboulbeniaceae (Pro- ceedings of the American Academy of Arts and Sciences. Boston, 12 pére 1890 et 14 janvier 1891).
Séance du 24 février 1892. LXIII
1 Banquet annuel. Le Banquet annuel commémoratif de la fondation … de la Société entomologique de France a eu lieu, le samedi 27 février, au restaurant de l’Hôtel des Societés savantes, rue Serpente, 28.
Vingt-quatre membres assistaient au Banquet :
MM. E. Allard, — C. Alluaud, de Limoges, — A. Argod-Vallon, de
Crest, — G.-A. Baer, — C. BRisouT DE BARNEVILLE, — C. Brongniart,
— J. Croissandeau, d'Orléans, — M. Dollé, de Laon, — E. Fleutiaux, —
D' A. Fumouze, — H. Gadeau de Kerville, de Rouen, — J. Gazagnaire,
— J. de Guerne, — C. Jourdheuille, — E. Lefèvre, — C. Leprevost, —
À, Léveillé, — P. Mabille, — E. Olivier, de Moulins, — M. Pic, de
Digoin, —G.-A. Poujade, — A. Raffray, — D M. Régimbart, d’Évreux, — M. Sedillot.
Au dessert, le Président, M. C. Jourdheuille, prononce les paroles suivantes :
Messieurs,
Laissez-moi d’abord remercier mes collègues de province d’avoir bien voulu se joindre à nous. Retenu par un impérieux devoir de famille, je n'ai pu, à la séance d'ouverture du Congrès annuel, leur souhaiter la bienvenue.
Maintenant, Messieurs et chers Collègues, notre aimable Secrétaire prétend que je vous dois une allocution ! Je ne veux pas me soustraire à l'usage. Je ne sais pas si je la ferai bonne; mais courte, j’en réponds.
Messieurs, nous célébrons aujourd’hui le soixantième anniversaire de notre Société, J'avais deux ans quand elle est née. Par un phénomène physiologique singulier, je suis déjà bien vieux et ma quasi-contempo- raine est toujours jeune! Elle aura demain soixante ans, et, comme Ninon de Lenclos, elle voit augmenter tous les jours le nombre de ses adorateurs. Puisse-t-elle continuer longtemps ainsi, et, centenaire, en avoir le double? Quelques-uns d’entre vous, beaucoup, je lespère, assisteront à cette fête, en 1932. Puissent-ils avoir conservé, je ne dirai pas du cheveu et de la dent, notre maîtresse à nous n’y tient pas, mais la vigueur des jambes, la souplesse des reins, l’acuité des yeux, trois choses indispensables à un Entomologiste qui ne veut pas se borner à un amour platonique. ….?
Ils raconteront aux jeunes d’alors le respect que nous avons conservé pour nos illustres ancêtres, les Latreille, les Dejean ; laflection que nous portions à ceux avec lesquels nous avons vécu, aujourd’hui dis- parus, les Pierret, les Aubé, les Chevrolat, les Boisduval, les Solier, les
LXIV Bulletin entomologique.
Desmarest et tant d’autres! Ils leur apprendront les traditions de sage direction, de prévoyante prudence, d’absolu dévouement à l'intérêt commun que nous ont transmis nos prédécesseurs, qui ont fait jusqu'ici le succès de notre chère Société et le feront encore dans l'avenir, afin que toujours on puisse dire d’elle : Vires acquirit eundo.
Messieurs, buvons à la prospérité de la Société entomologique de France !
M. le Secrétaire porte un toste à notre membre honoraire, M. C. Bri- sout de Barneville, par suite, aux anciens de la Société, qui la guidèrent de leur expérience; aux auteurs, qui donnent longue et forte vie à nos Annales, et aux voyageurs naturalistes, qui leur assurent des travaux par leur dévouement de tous les jours et leur en assureront longtemps encore.
M. J. Croissandeau, dans une pièce de poésie, fait l'éloge de l’Entomo- logie et formule le désir bien naturel que toujours, parmi les membres de la Société entomologique, règnent, comme par le passé, une bonne harmonie et une bonne amitié.
M. A. Raffray porte un toste à M. C. Jourdhéuille, notre Président.
M. H. Gadeau de Kerville, au nom de la Société des Amis des sciences de Rouen, porte un toste à la Société entomologique de France.
M. E. Olivier boit à la santé des organisateurs du Banquet : MM. M. Se- dillot et A. Léveillé. |
M. M. Pic lit des sonnets humoristiques, où, en vers et contre tous, il catalogue les Entomologistes en variétés et sous-variétés.
M. le Secrétaire donne rendez-vous, l’année prochaine, à même époque, à tous ses collègues qui ont honoré de leur présence le Congrès annuel et le Banquet annuel commémoratif de la fondation de la Société entomologique de France.
Comme l’a dit à la séance d’ouverture M. le Président, il est convaincu que le succès du Congres annuel, encore à ses débuts, grâce à l'initiative de tous et aux efforts faits pour en vulgariser l’idée, est appelé à croître chaque année et à concourir au développement de l’'Entomologie, à la gloire et au grand profit de la Société entomologique de France.
Il remercie ses collègues d’avoir apporté assez de communications intéressantes pour lui permettre de faire un numéro spécial consacré à la séance d'ouverture du Congrès (24 février 1892),
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Séance du 24 février 1892. | LXV
Cest là une première tentative, assez satisfaisante pour que, les années suivantes, la Société soit en droit d’attendre de l’amabilité, de l'activité
de tous un concours qui assurera un succès toujours croissant au numéro spécial du Congrès annuel. |
Il espère que la bienveillance des Compagnies des chemins de fer français sera toujours pour la Société entomologique de France ce qu’elle a été jusqu’à ce jour, et que tous les Entomologistes français et étran-
_gers qui assisteront au Congrès annuel bénéficieront, sur les chemins
de fer français, de la grande faveur accordée à la Société entomologique da France, de la remise de 50 pour 400.
Le Secretaire : J, GAZAGNAIRE.
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- Societé entomologique de Belgique : 1° Compte rendu du 26 décembre
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LXX Bulletin entomologique.
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99 p.. fi HE ALLS
Séance du ® mars 1892 Présidence de M. C. JOURDHEUILLE
Assiste à la séance, M. A. Argod-Vallon, de Crest.
Correspondance. M. le Secrétaire donne lecture d’une motion envoyée par notre collègue M. J. Vachal, d’Argentat. Pour honorer la mémoire de P.-A. Latreille, qui fut un des membres fondateurs et le premier Président honoraire de la Société entomologique de France, M. Vachal propose à la Société de rééditer un des livres remarquables de Latreille, où sont posées définitivement les bases de l’Entomologie systématique :
Précis des caractères génériques des Insectes, disposés dans un ordre naturel, par le citoyen Latreille. Brive, F. Bourdeaux, an V (1798).
Séance du 9 mars 1892. LXXI
En 1896, il aura cent ans que ce livre remarquable, devenu fort rare en France, aura paru.
La motion de M. J. Vachal est renvoyée au Conseil de la Société.
4 À ce sujet, M. le Secrétaire dit que, quelle que soit la solution ré- ” servée à la motion de M. Vachal, il est un devoir que la Société ento- - mologique de France remplira avec une grande reconnaissance, c’est celui de prendre, à un moment donné, l'initiative de la restauration du tombeau de P.-A. Latreille. — P.-A. Latreille repose au Père-Lachaise depuis 1833, date de sa mort; 1832 est la date de la fondation de la Société entomologique de France.
— M. le Trésorier s’excuse de ne pouvoir assister à la séance.
— M. A. Olivier remercie, par lettre, de son admission.
Admissions. 1° M. Quentin, chimiste au Laboratoire agricole dépar- temental, rue d’Illiers, 50, Orléans (Loiret). Col. franc.
2° M. d’Achon, de janvier à mai, rue Saint-Euverte, 33, Orléans (Loiret); de juin à décembre, au château de Montevran, par Chaumont- sur-Tharonne (Loir-et-Cher). Col. franç.
3° M. Lucien Blein, avocat, Valence (Drôme). Col. franc.
4° M. J. de Joannis, rue Monsieur, 13. Lep.
Présentation. M. 0. E. Janson, Little-Russell street, 35, Londres, W. C. (Angleterre), Col., pr. Cétonides, présenté par M. A. Sallé. — Commis- saires rapporteurs : MM. M. Sedillot et A. Léveillé.
Prix Dollfus. Conformément à l’article 59 du Règlement, la Société procède au vote sur les conclusions du rapport rédigé par M. J. Gaza- gnaire au nom de la Commission du Prix Dollfus, année 1894 (voir le Bulletin pages xxXXI, XXXIT, XXXIII, XXXIV @É XXXV).
Ce rapport, lu à la séance du 10 février 1892, propose aux suffrages de la Société de partager le Prix Dollfus aux deux ouvrages intitulés : Essai sur la classification des Pyralites, par E.-L. Ragonot. Paris, 1891 ; Malachiidæ; Malachides d'Europe et pays voisins, par E. Abeille de
Perrin. Paris, 1891.
Cinquante-trois membres français prennent part au vote, soit directe-
ment, soit par correspondance : MM.
A. Argod-Vallon, — G.-A. Baer. — L. Bedel. — P. M. J. Belon. — J. Bourgeois. — Bouzereau-Malifert. — H. du Buysson. — H. Caillol. — D' A. Chobaut. — J. Croissandeau. — F, Decaux. — E. Delaby. —
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LXXII Bulletin entomologique.
A. Delugin. — J. Desbrochers des Loges. — M. Dollé. — E. Dongé. — M.-L. Fauconnet. — P.-A, Finot. — H. Gadeau de Kerville. — J. Gazagnaire, — E. Gounelle. — M. des Gozis. — A, Grouvelle, — J. Grouvelle. — P. Grouvelle. — J. de Guerne. — F. Guillebeau. — G. Janet. — C. Jourdheuille. — D" A. Laboulbène. — A. Lamey. — C. Leprevost. — L. Lethierry. — A. Léveillé. — H. Lucas. — P. Ma- bille, — M, Maindron. — Valéry Mayet. — C. Millot. — J. Migneaux. — C. Oberthür. — R. Oberthür, — E. Olivier. — J. Pérez — G.-A, Poujade, — D' A. PuTon. — A, Raffray. — E.-L. Ragonot. — D' M. Régimbart. — C. Rey. — M, Sedillot. — D’ H. Sénac. — V.-M. Teinturier.
Le bulletin binominal indiquait le partage du Prix.
Le dépouillement des votes donne : E.-L. Ragonot et E, Abeille de Perrin (bulletin binominal), 27; — E. Abeille de Perrin seul, 23; — E.-L. Ragonot seul, 2; — bulletin blanc, 4.
En conséquence, le bulletin binominal ayant obtenu la majorité absolue des suffrages, le Prix Dollfus est partagé aux deux ouvrages. M. le Pré- sident proclame lauréats du Prix Dollfus (année 1891) : MM. E.-L. Ra- gonot et E. Abeille de Perrin, membres de la Société entomologique de France.
Communications. M. TJ. Dumans signale à la Société différentes espèces intéressantes de Microlépidoptères qu’il a récoltées dans les environs de Pont-l'Évêque (Calvados) et notamment dans la forêt de Touques ou Saint-Gatien. Quelques-unes sont nouvelles pour la faune française et n’ont été jusqu'ici capturées qu’en Angleterre et en Allemagne, d’autres semblaient jusqu'ici appartenir à une faune plus méridionale. Ce sont :
Pempelia belulæ Gôze, fin juin. — Grapholita prunivorana Rag., dé- couvert dans les Landes par M. Lafaury. — Phylloporia bistrigella Hw., nouveau pour la faune française; fin mai. — Depressaria rhodocrella H.-S., signalé à Cannes par Millière; trouvé dans un toit en chaume, l'hiver. — Doryphora lucidella Steph. fin juillet, nouveau pour la faune française ; espèce d'Angleterre. — Lamprotes unicolorella H.-S., n’a encore été trouvé en France que par Bruand, dans le Doubs. — Cosmo- pteryæx orichalcea Stt., nouveau pour la faune française; milieu de juil- let, sur les bords d’un fossé d’une route; espèce trouvée jusqu'ici en Angleterre et en Prusse. — ÆElachista chrysodesmella Z., milieu de juillet. — Micropteryx salopiella Hw., espèce jusqu'ici exclusivement
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Séance du 9 mars 1592. LXXIII
anglaise et qui a été longtemps confondue avec M. unimaculella Stt.
_ — Platyptilia Bertrami Roessler, commencement de juillet; n’a encore
été trouvé en France que par notre regretté collègue Foucard, dans le Nord.
— Le D' H. Sénac fait la communication suivante :
M. B. G. Nevinson a donné, en 1889, la description d’une espèce du genre Pimelia recueillie en certain nombre, dans l’Atlas marocain, par M. Jos. Thomson, à une altitude de 6,000 à 40,000 pieds (Glawr.). Cette description à paru dans Entomologists Monthly Magazine, vol. XXV, p. 255.
M. Nevinson ayant eu l’obligeance de me communiquer treize exem- plaires de l’espèce nouvelle, j’en donnerai ici la description en la faisant précéder par la diagnose de l’auteur, suivant la méthode adoptée dans ma Monographie du genre Pimelia.
PimeLtA THoMson: Nev. — Ovata, nigra, modicé convexa, sub-nitida. Capite antice rugoso-punctato, supra leviter punctato, lateribus aspe- ratis; thorace transverso, vertice fere impunctato, lateribus confertim tuberculatis ; elytris ovatis, tuberculis plus minusve seriatim positis obtectis, his tuberculis ad basin sæpius obsoletis. Costis externis denticu- latis; subtus omnino granulata, femoribus tibiisque dense tuberculatis. — Long. 43—16 mill.
Noire, brillante, ovale, assez convexe. Tête finement et sparsément ponctuée sur le vertex ; à la partie antérieure et sur le labre, la ponc- tuation est forte et rugueuse, mais, chez certains individus, elle est effacée, quelquefois complètement ; les côtés de la tête, près des yeux, sont granuleux. Menton plus ou moins ponctué; de chacun de ces points, qui manquent rarement tout à fait, part un cil assez fort, court, noir et dirigé en avant. Antennes dépassant en arrière le bord posté- rieur du pronotum, à articles triangulaires assez épais portant des poils courts et raides; % article habituellement plus large que les autres. Pronotum plus de deux fois plus large que long, ayant son maximum de largeur après le milieu de sa longueur ; plus rétréci en avant qu’en arrière ; angles antérieurs peu saillants, angles postérieurs nuls. Dos du pronotum presque lisse ou très finement marqué de points écartés ; sur le tiers antérieur existent deux impressions transversales, obsolètes, séparées par la ligne médiane. Côtés du pronotum portant des granula- tions tuberculeuses plus ou moins fortes et assez serrées. Prosternum refléchi à son extrémité postérieure. Élytres ovales, à épaules effacées,
JouaNaz simensuez (Bulletin de la Société entomol. de France), 1892, n° 6.
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LXXIV Bulletin entomologique.
ayant leur plus grande largeur au milieu ou un peu avant le milieu de leur longueur. Côte marginale denticulée : antérieurement, les denti- cules sont peu marqués, effacés; postérieurement, ils deviennent de plus en plus serrés et sont presque dressés en arrière. Cette côte porte une rangée de petits poils noirs, courts et dressés, qui manque très rarement d’une manière complète. Côte latérale formée par une rangée de tubercules serrés, allongés ; elle est plus saillante en arrière, et est toujours très marquée. Les deux côtes dorsales, au contraire, se con- fondent plus ou moins et, parfois, presque complètement, avec les tuber- cules des intervalles. Le 4° intervalle est couvert de tüubercules assez petits, disséminés çà et là, parfois un peu moins nombreux et subséria- lement rangés, tout à fait en avant. Le 3° intervalle porte en avant une série longitudinale de gros tubercules papuleux, qui diminuent de . grosseur progressivement dans la deuxième moitié, où ils sont placés irrégulièrement chez un certain nombre d'individus. Dans le 2° inter- valle, les tubercules Sont disposés à peu près de même. Il n’en est pas de même dans le premier intervalle, où ils sont plus ou moins oblitérés en avant, ainsi que les tubercules de la première côte dorsale. À la partie postérieure de ce même intervalle, les tubercules sont plus petits que dans le 2° et en série longitudinale assez régulière. Les flancs des élytres sont couverts de tubercules triangulaires assez confluents et assez régulièrement espacés, plus petits que ceux du 4° intervalle. Abdomen densément granulé et ponctué. Pattes assez robustes, couvertes de tubercules triangulaires ; la face dorsale des tibias postérieurs est assez large, moins profondément excavée que celle des tibias intermédiaires. Tibias antérieurs peu élargis à leur extrémité, terminés, en dehors, par une très petite saillie dentaire, souvent à peine marquée. Tarses à articles triangulaires.
P. Thomsoni a été rapprochée par M. Nevinson de P. serrimargo Woll. ; elle me paraît être beaucoup plus voisine de P. monticola Ros., à laquelle elle ressemble beaucoup, excepté pour la granulation des élytres. Or, dans le genre Pimelia, ce caractère paraît être des moins importants : il peut varier à l'infini pour la même espèce. Je possède deux individus de P. monticola, chez lesquels la granulation élytrale n’est pas effacée comme dans le type de l’espèce ; elle est, il est vrai, moins forte, moins ruguleuse et moins en forme de papules que dans: P. Thomsoni.
J'ajouterai une importance plus grande aux caractères suivants : Dans P. monticola, la côte marginale n’est pas denticulée comme dans P. Thomsoni; de plus, elle ne porte jamais la rangée de cils noirs,
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Seance du 9 murs 1892, LXXV
courts et dressés, signalée plus haut. Les côtes dorsales sont tou- jours bien distinctes dans l’espèce de Rosenhauer; dans P. Thomsoni, elles sont souvent confondues absolument avec les tubercules des inter- valles. Dans cette dernière espèce, les pattes sont relativement courtes et robustes; elles sont grêles et allongées dans P. monticola. Dans celle-ci, les tibias antérieurs sont prolongés en dehors à leur extrémité en une dent longue et aiguë, ce qui n’existe pas dans la nouvelle espèce.
Malgré ces différences, les deux espèces me paraissent devoir être placées près l’une de l'autre.
Types : collections Nevinson, Fairmaire et la mienne.
— M. M. Pic, de Digoin, envoie les notes suivantes :
1° Anthicus Chobauti, n. sp. — Parum elongatus nitidusque, holosericeo-flavo pubescens, ater, antennis nigris, tibis tarsisque plus minusve obscure ferrugineis, elytrorum macula anteriore fasciaque postica rufo-testaceis. — Algiria. à
Modérément allongé, à forme un peu plus ramassée chez le mâle. Antennes noires, assez épaisses et courtes, à premiers articles peu allongés, les suivants assez comprimés, à peu près égaux avec les derniers plus élargis, le terminal long. Tête de la largeur du prothorax, légèrement tronquée-arrondie à la base, à ponctuation fine et pubes- cence courte. Prothorax noir, à fossettes peu marquées, faiblement
élargi en avant, modérément court et plus ou moins orné de poils gris
flavescents qui, plus serrés à la base, dessinent quelquefois une sorte de bande grise ou flavescente près des épaules. Épaules arrondies, non saillantes. Élytres un peu atténués et plus ou moins terminés en pointe arrondie à l'extrémité, légèrement déhiscents vers leur angle sutural, bien garnis d’une pubescence fine d’un cendré flavescent qui s’étend, plus serrée, sur les côtés et les bandes rougeâtres dont elle oblitère par- fois la nuance foncière. Deux bandes ou taches sur chaque élytre peu variables : la première plus ou moins triangulaire aux épaules, n’attei- gnant pas tout à fait la suture; la deuxième près de l’extrémité trans- versale, ordinairement un peu éloignée aussi de la suture. Pattes courtes, à couleur générale obscurcie, pubescentes, noires, avec les tibias et tarses plus ou moins rougeâtres, les cuisses étant un peu plus épaisses chez le mâle. — Long. 3 à 3 4/2 mill.; larg. 1 mill environ. — Algérie, différentes provenances, Kreider (Brisout).
Rarement cette espèce présente sa bande antérieure rougeâtre peu
LXXVI Bulletin entomologique,
marquée, voilée sous le duvet gris serré qui la recouvre et l’oblitère en partie.
A. Chobauti ne peut pas se confondre avec A. Oberthüri Baudi, nom qu’on peut lui attribuer (je l’ai reçu sous ce nom), par sa forme moins allongée, son prothorax concolore et les bandes, l’antérieure surtout, généralement bien écourtées au lieu d’être largement transversales ; il se rapproche beaucoup aussi de A. Aubei Laf., mais il offre une forme un peu plus atténuée en arrière et les élytres moins arrondis à leur extré- mité, enfin des bandes rougeâtres et non grises.
J'ai reçu cette espèce de plusieurs entomologistes, je la dédie à mon ami le D' Chobaut, un amateur aussi comme moi d’Anthicides et un collègue qui promet de nous faire connaître d’intéressantes nouveautés daus le groupe des Rhipiphorides qu’il étudie actuellement avec ardeur. Jai vu aussi dans la collection Léveillé cette espèce.
J'ai de la collection Grilat (provenance Khenchela) une race à dessins et coloration générale de À. Chauboti, mais à bandes élytrales rougeâtres paraissant un peu plus élargies, l’antérieure surtout non triangulaire, avec les antennes plus ou moins rougeâtres sur leurs premiers articles ; je ne suis pas encore bien fixé sur la valeur de la nuance pour les antennes des Anthicides, caractère qui, pour Laferté, a toujours été examiné et reconnu avec un soin scrupuleux ; aussi, je ne me pronon- cerai pas catégoriquement sur la valeur de cette modification, peut-être . locale, mais je proposerai pour la désigner le nom de v. lucidior, qui la fera reconnaître simplement comme variété de A. Chobauti.
2° Il me semble intéressant de publier les renseignements suivants que m’a procurés mon dernier voyage à Paris :
Aubé a connu Liopus Stierlini Ggl., ainsi que je l’ai constaté en visi- tant la collection de cet auteur chez notre savant bibliothécaire, M. A. Léveillé; deux exemplaires de cette espèce y sont représentés sous le nom de nobilis. Dans la même collection, on retrouve également Phytoecia erythrocnema Luc. sous le nom de filum.
Dans la collection propre de M. A. Léveillé figure une jolie forme de Clytanthus trifasciatus F., présentant la bande de duvet antérieure oblique effacée ; j’ai vu la même modification (coll. Bedel) sur un exem- plaire de Clytus rahmni Germ. Dans la collection Léveillé se trouvent aussi des exemplaires de Rhamnusium bicolor Sch. à prothorax plus ou moins noir et à tête quelquefois également foncée. C’est la première fois que je vois ces formes, qui doivent se rencontrer fort rarement.
Séance du 9 mars 1892. LXXVII
Synonymie : Clytus (Chytanthus) cinctiventris Chvr., Ann. Soc. ent. Fr., 1882, p. 58 — nivipictus Kr.
Le Secretaire : J. GAZAGNAIRE.
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Séance du 23 mars 1892. | LXXIX Séance du 23 mars 1892 Présidence de M. C. JOURDHEUILLE
MM. M. Pic, de Digoin, J. de Joannis et C. Delagrange assistent à la séance.
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Correspondance. Le Trésorier, M. le D' A. Fumouze, s'excuse de ne
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A
de — M. le Secrétaire lit une lettre de notre collègue M. A. Raffray, qui
a quitté Paris le 17 mars. Nommé consul de France à Tien-Sin (Chine), M. A. Raffray se rend à sa nouvelle résidence. Il fait ses adieux à ses …. collègues et prie ses correspondants d'adresser leurs lettres à sa nouvelle . résidence.
re
— Notre collègue M. P. Vuillot, en voyage dans la région des Chotts du Sahara algérien, écrit de Zéribet-El-Oued, à la date du 9 mars, que la partie Est des Zibans, au Sud des monts Aurès et désignée sous le _ nom de Zab-ech-Chergui, où il chasse actuellement, est très fertile cette année par suite des pluies d'hiver. La région est riche en Insectes de tous les ordres et particulièrement en Lépidoptères. Vanessa cardui pullule. Il a recueilli en abondance des Colias, des Terias, beaucoup de Noctuelles et de Phalènes. — A son retour, M. P. Vuillot communiquera à la Société la liste des espèces recueillies dans cette région, ainsi que dans l’Oued-Souf, au Sud des Chotts.
— M. le Secrétaire annonce la manifestation projetée par les membres. de la Société entomologique de Belgique en l’honneur de leur Président honoraire, M. le baron E. de Sélys-Longchamps, membre honoraire de la Société entomologique de France.
Une lettre d'adhésion, au nom de la Société entomologique de France, a déjà été adressée au Président de la Société entomologique de Bel- gique.
La Société, consultée, à l'unanimité, s’associe à la manifestation pro- jetée par la Société entomologique de Belgique en l'honneur de M. le baron E. de Sélys-Longchamps et charge son Président de transmettre ses félicitations, ses sentiments de sympathie et de reconnaissance à l'illustre Entomologiste, membre de la Société entomologique de France
Fu es | CL : Ne Te k . ; É RL PR GER ip 2
LXXX Bulletin entomologique.
depuis 1834 et à qui elle a décerné, en 1885, le titre de Membre hono- raire.
— M. le Secrétaire donne lecture des deux lettres suivantes :
Paris, 146 mars 1892. Monsieur le Président,
Je viens d'apprendre que la Société, dans la séance du 9 mars, a bien voulu couronner le travail que j'ai eu l’honneur de lui présenter sur la Classification des Pyralites.
Je suis très flatté de cette distinction et heureux de partager le Prix
Dollfus avec notre savant collègue M. E. Abeille de Perrin.
Veuillez bien, Monsieur le Président, être mon interprète auprès de la Société pour lui transmettre tous mes remerciements, et agréer vous-même l'expression de mes sentiments respectueux et dévoués.
E.-L. RAGONoT.
Marseille, 21 mars 1892. Monsieur le Président. $
J'ai l’honneur de vous accuser réception de la notification que vous venez de me faire. Je saisis cette occasion pour remercier vivement ceux de nos collègues qui ont bien voulu me décerner ce témoignage d'estime et de sympathie; j'y suis d'autant plus sensible que le nombre de mes électeurs m’a non moins surpris que Charmé.
Si la somme qui doit accompagner ce prix m’est indifférente, il n’en est pas de même d’un souvenir destiné à rappeler une élection si flat- teuse pour moi : je choisis donc la médaille commémorative pour laquelle le Règlement me donne le droit d’opter.
Veuillez agréer, Monsieur le Président et cher collègue, l'assurance
de ma gratitude toute particulière. | E. ABEILLE DE PERRIN.
Présentation des ouvrages. Le Bibliothécaire, M. A. Léveillé, après avoir fait le dépôt des ouvrages reçus et offerts, présente à la Société l'ouvrage intitulé : The Natural History of the rarer Lepidopterous In- -sects of Georgia, collected from the observations of J. Abbott, with the plants on which the feed; with a french translat, par J.-E. Smith. Londres, 14797, 2 vol. in-folio, 214 pages et 104 planches coloriées.
Sur les indications de M. le Président, il s’est empressé d’acquérir ce magnifique ouvrage, devenu rare, d’autant plus que le prix qu’il a payé est bien au-dessous de sa valeur en librairie.
La Société vote des félicitations à M. le Bibliothécaire.
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Seance du 23 mars 1892. LXXXI
Admission. M. O. E. Janson, Little-Russell street, 35, Londres W. C. (Angleterre). Col., pr. Cétonides.
Présentations. 1° M. Charles Delagrange, voyageur naturaliste, rue Bersot, 54, Besançon (Doubs), Col. et Lép., présenté par M. J. Gazagnaire. — Commissaires rapporteurs : MM. G.-A. Baer et P. Grouvelle.
2° M. Joseph-Jean Minsmer, câpitaine au 442€ régiment d'infanterie, Mende (Lozère), Col. de France, présenté par M. J. Gazagnaire. — Com- missaires rapporteurs : MM. E. Lefèvre et G.-A. Poujade.
3 M. le D: Richard Henry Meade, Mount Royd, Bradford (Angle- terre), Dipt. europ., pr. Muscidæ, présenté par M. J. Gazagnaire. —
* Commissaires rapporteurs : MM. A. Léveillé et J. de Gaulle.
Travaux écrits. M. le Secrétaire dépose, au nom de M. C. Emery, les deux mémoires suivants : 4° Voyage dejM. Ch. Alluaud aux îles Canaries (novembre 1889—juin 1890) : Formicides, et 2° Notice sur quelq Fourmis des îles Galapagos, par M. C. Emery.
Communications. M. H. Lucas adresse à la Société les notes suivantes :
1° Ayant pu examiner des oothèques de Acridium (Schistocerca) pere-
_grinum recueillis par-M. Gilbrin dans la province de Constantine, je
ferai remarquer que les figures 2, 2 a de la planche 8, T. IX, 2° série, p. 362, 1851, des Annales de la Société entomologique, ne repré- sentent pas la coque ovigère de cette espèce, mais bien celle de Stau- ronotus maroccanus.
2 Je communique à la Société un flacon contenant des Takahout ou
galles de Tamarix africana ? provenant de Figuig (Maroc) et servant,
à Figuig et à Tafilet, à la préparation du maroquin.
J'ai examiné ces galles, qui m’ont été données par M. le D' Bonnet, botaniste attaché au Muséum et mon collègue au Jardin-des-Plantes ; elles sont de grosseurs diverses, en général irrégulièrement arrondies et quelquefois réunies ; on les rencontre ordinairement placées sur les feuilles triangulaires subulées de ce Tamarix, les entourant même lorsque ces galles sont agglomérées; elles sont rugueuses, d’un blanc terreux, et, en les examinant, j'ai remarqué qu’elles présentaient toutes, sur le côté, une ouverture circulaire, plus ou moins grande, et dont les bords sont assez nettement découpés.
Espérant rencontrer le constructeur de ces excroissances ou au moins quelques débris pouvant me donner un renseignement, j'en ouvris une
LXXXII . Bulletin entomologique.
assez grande quantité, mais mes recherches ont été infructueuses. Ce- pendant je me demande si ces galles, extrêmement abondantes, ne seraient pas produites par la piqûre d’un Insecte appartenant à un Hy- ménoptère du genre Cynips; mais je dois dire que c’est avec le plus grand doute que j’émets cette opinion.
Ces galles sont très dures; elles varient beaucoup de taille. Je donne ici quelques dimensions : longueur, 16, 44, 41, 9, 8, 7, 5, 4 mill.; lar- geur, 14, 13, 10, 8, 7, 6, &, 3 mill.
— M. E.-L, Ragonot donne les descriptions de trois espèces inédites de Microlépidoptères (Tinéites) prises par M. le capitaine Dattin à Gabès (Tunisie) :
1. Tinea bipartitella, n. sp. — 20 mill. — Ailes supérieures avec la moitié basilaire d’un brun rouge mêlé de noir, la moitié apicale d’un blanc de craie taché de noir à l’extrémité et très faiblement réticulée de gris de fer sur le bord anal et la côte ; un point discoïdal noir. Frange * blanche, sauf à l’apex, où elle est noirâtre et traversée par deux filets noirs. Tête blanche ; thorax blanc par devant, brun rouge par derrière et sur les côtés. |
Se distingue de sa proche voisine T. tapezella L. par les couleurs et par la ligne de partage des deux couleurs qui est absolument verticale.
2. Psecadia lybiella, n. sp. — 14 à 17 mill. — Ailes supérieures courtes, blanches ou avec une faible teinte grise le long de la côte et du bord interne ; elles sont marquées de quatre points noirs, un peu allongés, dont deux, l’un après l’autre, sur le pli dorsal, avant le mi- lieu, et deux autres un peu au delà, sur la même ligne : un au milieu, l'autre sur la nervure transversale. . A l’apex, en ligne avec ces points, se trouve un amas irrégulier d’écailles noires. La frange, de la couleur des ailes est précédée d’une rangée de points noirs, plus gros à l’angle anal.
Ailes inférieures d’un gris brunâtre clair ; la frange plus pâle, jau- pâtre et soyeuse. Tête, thorax, palpes et antennes blancs.
Très voisine de P. quadrinotella, mais celle-ci est d’un jaune cha- mois pâle; elle n’a pas d’écailles noires au sommet, les points margi- naux ne s'étendent pas à l’angle anal, les aïles inférieures sont teintées de brunâtre et distinctement lisérées de brun.
Trois & pris à Gabès, fin mai.
3. Potocheuuisa multistrigella, n. sp. — 11 mill. — Ailes supé-
Séance du 23 mars 1892. LXXXIII
rieures blanches, finement striées en long, sur et entre les nervures; les stries sont courtes vers le bord interne, longues vers la côte, limitées par une bande blanche qui s’étend obliquement avant l’apex, au milieu
» du bord interne et suivie de deux étroites bandes brunûâtres, finement
lisérées de noir, dont la première s’atténue vers la côte, qu’elle n’atteint
pas, et la seconde suit le bord externe de l'aile, formant un crochet dans
la frange à l’apex, s’élargissant sur le bord interne.
Ailes inférieures d’un gris pâle ; la frange teinte de brunâtre. Tête et thorax blancs, traversés par une strie noire verticale au milieu ; le thorax avec une strie noire de chaque côté et parallèle à celle du milieu. An- tennes blanches, annelées de noir, entièrement blanches vers la base,
sauf un point noir à la base même.
Voisine de P. énopella. — Prise à Gabès le 6 avril.
— M. F. Meunier, de Bruxelles, signale deux nouveaux genres de Leptidae de l'Ambre tertiaire :
Les Diptères appartenant à la famille des Leptidae se rencontrent assez fréquemment dans la résine provenant des côtes de la mer Baltique. On connaît actuellement les genres Leptis et Atherix. J'ai observé deux autres genres dont aucun auteur ne fait mention. Les Chrysopila, dé-
” membrés des Leptis par Macquart, se distinguent par plusieurs carac-
tères importants. La cellule anale est ouverte et l'abdomen a des fascies de couleur généralement jaune chez les Leptis. Les Chrysopila ont une teinte sombre sur tout le corps et la cellule anale distinctement fermée. De plus, ces fossiles sont pourvus, comme chez les espèces qui habitent notre faune, d’une pubescence rousse dorée, plus ou moins enlevée chez les individus ayant subi action d’un vol prolongé. Pour avoir la cer- titude dans/les faits que j’avance, j'ai fait confirmer mes déterminations par le savant diptériste le baron Osten-Sacken.
L’autre Leptidae offre encore plus d'intérêt. Il est impossible de placer ce Diptère dans aucun genre américain ou européen. Il est extrêmement voisin des Chrysopila, et la cellule anale est légèrement, mais très visi- blement ouverte (1 mill.). Ce curieux fossile n’étant pas dans un état de conservation assez remarquable, je n'hésite pas à dire qu’il est prudent d'attendre de nouveaux échantillons avant de pouvoir résoudre rigou- reusement cette question. Néanmoins, je propose de créer provisoire ment pour ce Diptère le genre Paleochrysopila.
— M. M. Pic communique : CoRTODERA uMBRIPENNIS Reitt., v. Rosti, var. n. — Peu allongé,
LXXXIV Bulletin entomologique.
noir, avec les élytres d’un jaune testacé uniforme ou obscurcis sur leur bordure externe et un peu plus largement sur la suture. Antennes noires, minces. Tête et prothorax finement et densément ponctués, ce dernier offrant une ligne longitudinale sillonnée plus ou moins marquée; les deux sont plus ou moins garnis de poils jaunâtres assez longs. Élytres modérément étroits et élargis, un peu plus longs que le protho- rax aux épaules et à peu près longs trois fois comme lui, assez forte- ment ponctués et ornés de poils d’un gris jaunâtre assez longs et peu nombreux. Mâle un peu moins élargi que la femelle, avec les élytres un peu atténués en arrière. Pattes pubescentes, entièrement noires ou avec les antérieures en partie rougeâtres. — Long. 9—10 mill. — Elbrouz (Caucase).
Recueilli et procuré par M. Carl Rost, à qui je suis heureux de le dédier. La variété C. Rosti se distinguera facilement du type par sa forme un peu moins élargie et la nuance générale des élytres moins obscurcie.
LEPTURA UNIPUNCTATA F., v. obscure-pilosa, var. n. — Forme assez courte et un peu élargie. Noir, avec les élytres d’un rouge acajou, à tache médiane noire et à suture étroitement obscurcie. Tout le dessus du corps revêtu de longs poils dressés, noirâtres, bien plus longs au prothorax et bien plus courts à l’extrémité des élytres; ceux-ci obtusé- meni arrondis. Pattes de dessous du corps noires, pubescentes de gris jaune. — Long. 12—14% mill. — Russie.
Cette variété est caractérisée par sa couleur élytrale moins claire et les poils obscurcis hérissant son corps; sa forme paraît aussi un peu plus ramassée.
— M. le professeur A. Giard écrit :
Dans une note communiquée dans le Bulletin du 24 février 1892, M. C. Brongniart me prête bien gratuitement une opinion fantaisiste dont je le défie de trouver l’expression dans mes diverses publications relatives au Champignon parasite de Schistocerca peregrina Oliv.
« Jamais, dit M. C. Brongniart, ces Cryptogames n’ont donné, à leur début, la forme Botrytis, que M. À. Giard considère comme l'état jeune du Fusarium. »
Jamais, dirai-je à mon tour, pareille idée n’a germé dans mon cer- veau. J'ai seulement constaté que Lachnidium m'a présenté, dans certaines cultures (et nullement au début), des formes Hormodendron, à
TN SR PMR D RE Ne NON D TA PETIRREEUR - "+ « 2 D LEA 1
4
Séance du 23 mars 1892. LXXXV
petites spores en chapelets, comparables à celles observées par Costan- tin chez Cladosporium herbarum, et j'ai ajouté que ces formes corres- pondaient sans doute à ce que certains observateurs persistaient à nommer Botrytis (1).
Cette erreur avait été commise d’abord par un botaniste aussi expé- rimenté que le professeur Trabut, qui, depuis, l’a corrigée lui-même avec la plus entière bonne foi. En l’attribuant également à M. C. Bron- gniart, je croyais lui offrir une planche de salut qu’il eut dû saisir avec empressement. Mais puisque M. C. Brongniart persiste dans son erreur, puisque, après s’être dérobé à l’Académie des sciences, dans le journal La Nature et dans Le Naturaliste, il veut maintenant transporter le débat devant la Société entomologique de France, je dois montrer à nos collègues avec quelle légèreté (2?) travaille le jeune assistant au Muséum d'histoire naturelle.
A une époque où M. C. Brongniart, stimulé par les découvertes de nos collègues MM. J. Künckel d’Herculais et C. Langlois et de M. le D: Trabut, n’avait encore reconnu sur les Criquets pèlerins qu’un seul Cryptogame, au lieu des quatre espèces qu’il prétend avoir trouvées depuis (La Nature du 22 août 1891), à une époque où il opérait avec un Champignon ayant des spores cloisonnées, vivant dans les voies res- piratoires de l’Insecte et par conséquent bien différent des Botrytis (Le Naturaliste du 1* octobre 1891), M. C. Brongniart écrivait triom- phalement : « Nous n’hésiterons pas à dire que nous avons obtenu déjà des résultats positifs dans la nature, c’est-à-dire que nous avons pu contaminer, au bout de six jours, sur des lieux de ponte, des milliers de jeunes Criquêts, en répandant sur le sol des Criquets adultes tués par
. le Cryptogame et pulvérisés et des spores diluées dans l’eau. »
Mais quelques semaines plus tard (Société nationale d'Agriculture, 24 novembre 1891), rendu plus prudent par les conseils de M. Delacroix et procédant cette fois avec plus de modestie, M. C. Brongiart annonce seulement qu'il a pu tuer, avec deux Botrytis, l’un à spores rondes, l'autre à spores ovales, dix Criquets récemment arrivés à l’état adulte et quelques jeunes parvenus à la troisième mue, et il termine sa nou- velle communication par ces sages paroles : « Des expériences faites en Algérie sur les œufs, sur les jeunes Criquets marocains et pèlerins, s’il
y en a, s'imposent. »
(1) A. Giard, Sur le Champignon parasite des Criquets pèlerins (Comptes rendus de l’Académie des sciences, 7 décembre 1891).
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LXXXVI Bulletin entomologique.
S'il y en a est joli! Mais de quoi donc sont morts les milliers de jeunes Criquets dont il était question dans La Nature du 21 août, s'ils ont jamais existé? et les fameuses expériences sur les lieux de ponte étaient donc insuffisantes ? (2).
De tout cela il résulte, pour moi comme pour tous les botanistes algé- riens qui ont étudié la question, qu’il n’y a jamais eu sur les Criquets pèlerins d’autres Botrytis que ceux apportés par M. C. Brongniart, le B. bassiana et le B. densa correspondant respectivement aux Botrytis à spores rondes et à spores ovales de M. C. Brongniart. Ces deux espèces peuvent, en effet, comme je l’ai montré à la Société de biologie, in-
fester des Orthoptères; mais, dans ce cas, elles végètent lentement et
vivent sur les Criquets sans les momifier, comme elles vivraient sur n'importe quel substratum organique (même le liège !). Dans ces condi- tions, elles ne prennent jamais le caractère de maladies infectieuses et
épidémiques qu’elles ont sur le Ver à soie (B. bassiana) ou sur le Ver
blanc (B. densa).
Encore un mot sur la façon très personnelle dont M. C. Brongniart en use avec les lois de la nomenclature. Ces lois existent pour la Crypto- gamie comme pour l’Entomologie. Lorsque les espèces nouvelles de Champignons ont été décrites sous les noms de Polyrhizium leptophyei Giard et de Lachnidium acridiorum Giard, on peut évidemment, si l’on a de bonnes raisons pour cela, les placer dans d’autres genres; mais on n’a pas cependant le droit de les appeler Cladotrichum leptophyei Corda et Fusiarum acridiorum Brongniart et Delacroix, surtout quand il arrive, comme dans ce dernier cas, que ni le nom générique ni le nom spécifique n’appartiennent à ceux qui s’en attribuent le mérite.
(2) Si M. C. Brongniart travaille souvent trop vite, il est, par moments, beau- coup moins prompt dans ses déterminations. Après avoir annoncé, par dépêche, le 19 juin et, par lettre, le 29 juin, à l'Académie des sciences, qu'il avait obtenu des cultures pures du Champignon des Criquets, il écrit encore le 1er octobre : « Les cultures que j'ai entreprises montreront si ce Champignon est un Botry- tis, un /saria ou tout autre Champignon. » Enfin, le 21 novembre, ces cultures pures révèlent tout à coup quatre Champignons différents !
Le Secretaire : J. GAZAGNAIRE.
Séance du 23 mars 1892. LXXX VII
Bulletin bibliographique
Académie des Sciences (Comptes rendus hebdomadaires des séances de l :
18914, 427 sem., n° 10 el 11. (©)
_ Agricultural Gazette of N. S. Wales, IL, 12, 1891. — A. SIDNEY OLLIFF.
The Plague Locust in N. S. Wales (fig.). — Entomologicäl Notes.
Akademija umiejeinosci w Krakowie : 4° Pamietnik, 1891. ©) — 2% Roz-
prawy, I, 1, 1891. C) — 3° Sprawozdanie Komisyi fiziojogracficzneÿ, 1890. P. Koruo. Spis pluskiew z okolic Przemysla (i po czesci Livowa). Liste d’'Hémiptères. — A. L. Lomnicki. Fauna Livowa i okolicy : I. Chrzaszcze (Coleoptera). — K, BoBex. Przyczynck do fauny muchowek tatrzanskick (Diptères). — 1891. A. M. Lomnicxt. Wikaz chrzaszezow nowych dla fauny Galicyi. — J. DzkDzELEwWICZ. Przeglad fauny Krajowej Owadow Siatkoskrzydlych (Neuroptera, Pseudoneuroptera).
Entomologische Zeitung (Stettiner), 1878, 1887, 1889. — LI, 1890. —
D: H. Dors. Zwei neue Paussiden. — D" A, Serrz. Die Schmetter- lingswelt des Monte Corcovado (4 art.). — H. Loens. Zur Psociden- fauna Westfalens. — D' H. HAGEN. Unsere gegenwärtige Kenntniss der Ephemeriden. — D’ O0. NickerL. Sphyrorrhina Charon, eine neue Goliathiden-Gattung und Art (pl). — A. F. Nonrriæ». Neue exotische Coleopteren. — C. Vorcr. Nachträge zu meinen « Wande- rungen in der Sierra Nevada » (2 art.). — C. A. Don. Welsche Plaudereien (3 art.) — Licet meminisse (2 art.) — C. A. Teicx. Zwei neue Varietaten von Penthina. — H. Disqué. Ueber das Pra- pariren der Raupen. — F. EPrpeLsxeImM. Microlepidopterologische Beobachtungen. — H. Disqué. Biologische Notizen über einige Mi-
* crolepidopteren-Raupen (2 art.). — Maj. D. HerinG. Die Raupen der
Schmetterlinge Europa’s von D' E. HorFMANN. — J. FAusT. Rüssel- käfer von S. Asien und den Sundainseln. — GC. À. Don. Paussus Sikoranus. — Ueber Gonocephalus Guerini. — Vergleichende Stu- dien über Ameisengäste und Termitengäste von E. WASMANN. — J. Fausr. Notizen über Rüsselkäfer. — D' A. Serrz. Eine Sammlung in Hong-Kong. — H.J. Kozse. Die entomologische Nomenklatur. — Omar WacxerzapP. Ueber den Simplon zum Monte Rosa. — J. Fausr. Neue Rüsselkäfer aller Länder. — C. A. Done. Madagas- risches. — Eine Anpassung. — A. Rise. Lepidopterologische Mit- theilungen aus Ostpreussen. — Sammel-Reminiscenzen. — D° Hor- MANN. Beiträge zur Kenntniss der Butaliden, — Omar WACKERZAPP. :
OT sd RAA E Re 4f : » + 4}
LXXXVIII Bulletin entomologique.
Die Fauna des Simplon Gebiets. — F. EppecsHeIM. Zur Nepticula gei Wk. — H. A. HAGEN. Die ersten Maler nordamerikanischer Insekten. — C. A. Doxnx. Paussidisches. — J. FAusr. Die Gattung Sciaphilus SCh. — A. v. KraaTz-KorscuLAu. Drei Ceroglossus-Varietäten. — À. SPuLER. Zur Phylogenie der einheimischen Apatura-Arten (pl.). — G. Weymer. Exotische Lepidopteren, V. — D: F. Karscx. Ueber Libellulinen der Sammlung des Herrn D' H. Dohrn. — E. Was- MANN. Einige neue Hermaphroditen von Myrmica scabrinodis und lævinodis. — Ueber die verschiedenen |{Zwischenformen von Weib- chen und Arbeiterin bei Ameisen.
LIT, 1891. — E. WaAsmanx. Eine neue Clavigeride aus Madagaskar (Rhynchoclaviger Cremastogastris) mit einigen vergleichenden bio- logischen Bemerkungen (pl.). — A. v. KraATz-KorscHLAU. Ceroglos- sus Buqueti, var. lepidus. — A. Riesen. Zum Heimaths-Nachweiss von Erebia glacialis Esp. und Arctia Cervini Fallou. — Zur Syste- matischen Stellung von Lycæna roboris Esp. und Cicadaria badiata Hb. — Zur Systematischen Stellung der Gattung Namangana Sigr. — Lokal-Faunistisches. — Ein Vorschlag zur Vereinfachung der Be- zeichnung der Sehmetterlings-Varietäten. — H, J. KozBe. Aufzäh- lung des von Herrn H. Meyer im Jahre 1889 im Gebiete des Kili- mandscharo- und Ugueno-Gebirges gesammelten Coleopteren. — O. Hamic. Ueber den Einfluss des Futters auf die Farbung und Zeichnung der Raupen des Genus Eupithecia. — D' A. Serrz. Mé- moires sur les Lépidoptères, rédigés par N. M. RomAnorr, IV und V. — D' C. HnweBerc. Zwei duftende Kleinschmetterlinge. — A. RIE- sEN. Einiges über Winterschlaf und Winterlager der Ostpreussischen Carabicinen. — C. A. Doxkn. Literarisches. — Maj. E. HERING. Saisondimorphismus und ungelôste Räthsel bei der Gattung Graci- laria Hw. — D° H. ReBez. Meyrick’s Pyralidinen Classification. — Maj. E. HerING. Nachwort. — C. A. Doxrx. Welsche Plaudereien. —-G. SranGe. Biologische Notizen über einige Microlepidoptera. — Maj. E. Herimc. Ergänzungen und Berichtigungen zu F. 0. Büt- tner’s Pommerschen Mikrolepidopteren. — O. STAUDINGER. Bemer- kungen zu einigen Stellen des vorigen Heftes dieser Zeitung. — C. A. Doxrn. Lebioderus javanus Dhn. — Bericht. — Madagasca- risches. — Ein Reminiscenz. — A. SEEMANN. Literatur. Spazier- gänge eines Naturforschers von W. MARSHALL. — C. A. DoHRN. Fata auf einer Excursion. — Ein Brief von Germar. — Cicindela literata. — D'E. Hormanx. Carpocapsa saltitans Westw. aus springenden Samen. — Zur Heimaths-Nachweiss von Erebia glacialis Esp. und
{ '
Séance du 23 mars 1892. LXXXIX
Arctia Cervini Fallou. — J. Faust. Curculioniden aus Ost-Indien. — D' À. Frirze. Die Fauna von Jezo im Vergleich zur Fauna des übrigen Japan. — C. A. Donrx. Literatur. — Die zusammengeset- zten Nester und gemischten Kolonien der Ameisen. — Ein Beitrag zur Biologie, Psychologie und Entwickelungs geschichte der Ameisen gesellschaîten von E. AssSMANN. — F. EppezLsHemM. Nepticula gei WKk., ab. semicolorella Epplshm. — H. Gross. Zur Biologie von Erebia pronoë Esp.; Erebia oeme, var. spodia Stdgr.; Cid. salicata Hb., Col. phicomone Esp. und Nachtrag zur Cid. tophaceata S.\. — À. Riesen. Zur Lepidopteren-Fauna der Provinzen Ost- und Westpreussen. — PunGeLor. Handbuch für Sammler der europäi-
. schen Grossschmetterlinge von D' M. Sranpruss. — Coleoptera trans- waalensis. — C. A. Donrx. Bengalische und afrikanische Paus- siden.
Entomologist’s Record and Journal of Variation (The), III, 3, 1891. — Scientific Notes. — Variation. — Current Notes. — Notes on col- lecting.
Frelon (Le), I, 11, 1892. — DESBROCHERS DES LoGes. Revision du groupe des Cneorhinides-Barynotides. — Diagnoses d’espèces inédites du genre Apion.
Kaiserlichen Akadémie der Wissenschaften (Sitzungsberichte der), XCIX, :
IV à x, 4890. — Dr C. GRoBEN. Die Antennendrüse von Lucifer Rey- naudii M.-Edw.
Naturaliste (Le), 15 mars 1892. — XampBeu. Mœurs et métamorphoses du Xylopertha pustulata Fabr. — L. Ausraur. Deux Sphingides nouveaux de l’Asie orientale. — F. PLaAtTeau. Les chenilles carnas- sières (fig.).
Reale Accademia dei Lincei (Atti), I, 3 et 4, 1892. — C. MinGAzzINI. Clas-
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Revue des travaux scientifiques, XI, n°5 9 et 10, 1894.
Revue scientifique du Bourbonnais et du centre de la France, V, 3, 1892. M. Pic. L’Entomologiste, poésie.
Royal Society (Proceedings), n° 305, 1892. ©
Sociedad cientifica « Antonio Alzate » (Memorias y Revista), V, 3 et k, 4892. — A. L. Herrera. Semejenza protectora general en los Lepi- dopteros mexicanos del genero Jéhomia. — Los animales transpa- rentes (pl.).
JounNAr BIMENSUEL (Bulletin de la Société entomol. de France), 1892, ne 7.
\Tà
XC Bulletin entomologique. |
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4 — J, Mix. Bemerkungen zu dem vorstehenden Artikel. Pr. D' Brauer’s ne und v. Bergenstamm’s « Berichtigung » in der Wiener Entomolo- “it gischen Zeitung. — R. H. Meape. Speciei novæ Tachinidarum des- Re criptio. — Prof. J. Mix. Dipterologische Miscellen.
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re Gui tegumenti alle crisalidi di sis brassicæ L. da prima “ (Bull. Soc. ent. ital.), 188%, 3 p. x
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ET .) Note sur l'invasion de la Pieris brassicæ L. pendant 1e 21 mois d'août, septembre; octobre 1891 dans certaines parties du dé- Ka _ partément de Seine-et-Oise (Apic.), 1892, 5 p., fig. *
| eus (Cx.). Note sur les Chrysodémides africaines attribuées a genre /ridotænia. — Diagnoses de deux Buprestides se la région du | + lac Tanganyka. — (Ann. Soc. ent. Belg.), 1892, 8 PF,
#2 “ % D. Note sur les Chrysochroïdes (loc. cit.), 1894, 3 p.
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À | Récoumanr (D° M.). Description de deux Hydrocoptus (Dytiscidæ): nous | ; L veaux (Not. Leyd. Mus.), 1891, 2 p. 4
D. Description d’un Dytiscide nouveau (loc. cit.), 1891, 4 p. * \ “D. Description d’un Gyrinide nouveau (loc. cit.), 1894, 2 Le D. Description d’un Dytiscide nouveau (loc. cit.), 1891, 4 p.
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de D Dytiscidæ et Gyrinidæ nouveaux ou rares de la Collection du Musée a _ royal de Leyde (loc. cit.), 1888, 17 p.
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L on Quatre espèces Ltd de Gyrinides du genre Orectogyrus AL. _Cit.), 1894, 5 p.
tn Énumération des Haliplidæ, fDytiscidæ et Gyrinidæ recueillis pat
L . M. le prof. L. Balzan dans l'Amérique méridionale et descriptions de shomnes autres espèces voisines (Ann. Mus. civ. Gen.) din à ere Ya 4 : # 15 p. :$" 45e M Ip. Viaggio di Leonardo Fea in Ag" e regioni vicine : X. Dytiss | a _cidæ et Gyrinidæ, 1888, 45 p. — XXXIIL. Énumération des Dytiss À : cidæ et Gyrinidæ recueillis LE M. L. Fea dans ses voyages en Bir- k M manie et régions voisines, 4891, 18 p. — (Loc. cit.) * | A. L,
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XCII Bulletin entomologique.
Séance du 43 avril 1892
Présidence de M. C. JOURDHEUILLE
MM. C. Janet, de Beauvais, et P. Thierry-Mieg assistent à la séance.
Nécrologie. M. le Secrétaire annonce la mort de M. Eugène Lemoro, décédé à Passy, à l’âge de 51 ans, le 8 avril. M. E. Lemoro appartenait à la Société entomologique de France depuis 1863. Habitant Passy, d’une santé délicate, M. E. Lemoro assistait très rarement à nos séances ; il consacrait cependant tout son temps à l’étude des sciences naturelles et à réunir avec grand soin des collections importantes de Mollusques, d’Insectes et de Plantes. C'était un entomologiste consciencieux, mo- deste, peut-être trop timide, et attaché de cœur à la Société entomolo- gique de France et à l’Entomologie. Il serait à désirer que ses collections, dont quelques-unes sont très intéressantes, soient recueillies par des mains compétentes.
Avis. M. le Secrétaire dépose sur le bureau le &° fascicule des Annales de 1891, portant la date d'apparition du 13 avril 1892.
Ce fascicule sera envoyé par la poste, dans la quinzaine, à tous les membres ayant soldé leur cotisation pour l’année 1891.
Le 1° fascicule des Annnales de 1892 étant à l'impression, le Secré- taire prie ses collègues, qui ne veulent pas subir d'interruption dans l'envoi des Annales, de vouloir bien adresser leur cotisation, pour l’année 1892, au Trésorier, M. le D' À. Fumouze, rue du Faubourg-Saint- Denis, 78. — Les Annales sont envoyées seulement aux membres qui ont payé leur cotisation.
Correspondance. M. le Ministre de l'Agriculture et du Commerce donne avis qu’il vient de prescrire l’ordonnancement, au nom de la Société entomologique de France, de la somme de 600 francs pour contribuer au développement de la Société entomologique de France.
La Société vote des remerciements à M. le Ministre de l’Agriculture et du Commerce.
— Une circulaire de M. le Ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts annonce que le mardi 7 juin prochain, à deux heures pré- cises, aura lieu, à la Sorbonne, l'ouverture du Congrès des Sociétes savantes, dont les travaux se poursuivront durant les journées du mer-
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Séance du 13 avril 1892, XCIII
credi 8, jeudi 9 et vendredi 10 juin. Le samedi 11 juin sera consacré à la séance générale, que M. le Ministre présidera et qui se tiendra dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne.
La Société désigne MM. A. Lamey et F. Decaux pour suivre les tra- vaux du Congrès des Sociétés savantes.
— MM. H. d’Achon, Quentin, O.-E. Janson, les directeurs de l’École normale primaire d'Orléans et du Pensionnat de Saint-Euverte remer- cient, par lettre, de leur admission.
Admissions. 1° M. Charles Delagrange, voyageur naturaliste, rue Bersot, 54, Besançon (Doubs). Col. et Lép.
2° M. Joseph-Jean Minsmer, capitaine au 142 régiment d’infanterie, Mende (Lozère). Col. de France.
3° M. le D' Richard Henry Meade, Mount Royd, Bradford (Angle- terre). Dipt. europ., pr. Musridæ.
— Sur la présentation de M. J. de Gaulle, est inscrit sur la liste des membres de la Société, comme assistant, M. Paul da Silva Paranhos, rue
-de Rennes, 106 bis. Col. de France.
Presentation. M. Clouet des Pesruches, à Lambusart, près Lille (Nord), Col., présenté par M. A. Théry. — Commissaires rapporteurs
MM. G.-A. Poujade et P. Lesne.
Rapport. Au nom de la Commission de publication, qui s’est réunie le mardi 142 courant, M. G.-A. Poujade, rapporteur, donne lecture du rapport où se trouve consignée la composition du 1° trimestre de 1892. Ce premier fascicule comprendra 43 feuilles de composition, 3 planches,
dont une coloriée, et plusieurs figures dans le texte.
Le prix de ce fascicule est estimé environ 2,068 fr. 80.
Communications. M. M. Pic, de Digoin, communique :
Delagrangeus, n. gen. — Cavités cotyloïdes antérieures fermées en dehors; hanches antérieures presque sphériques ; prosternum large.
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‘e Pattes courtes, à cuisses bien renflées, avec les tarses assez courts, à
Aer article très long. Tête petite, courte, à palpes courts et à dernier article peu élargi, tronqué ; yeux grands, échancrés, finement granulés ; antennes minces, un peu diminuées à l’extrémité, n’attei